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			  <title>L'Avenir de l'Europe</title>
			  <link>http://europe.blogpremium.com</link>
			  <description>Journal édité par l'Atelier Europe</description>
			  <language>fr</language>
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			    <title>Nouveau Site Internet </title>
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			    <description>Après de plusieurs années de bons et loyaux services, ce blog va se fermer...Pour mieux renaître sous la forme d'un site internet !Site que nous vous invitons à visiter en vous rendant sur www.ateliereurope.euÀ bientôt et merci pour votre fidélité.</description>
			    <pubDate>Wed, 28 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Quelle réforme pour la PAC?</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/19/quelle_reforme_pour_la_pac_.html</link>
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			    <description> La réforme de la PAC est un vaste dossier  et Madame le Député européen Véronique Mathieu, membre de la Commission de l'agriculture et du développement rural  du Parlement européen répond à nos questions.     •    Les récentes émeutes de la faim confirment-elles le besoin d'une politique agricole soutenue en Europe ?Alors que la hausse du prix du baril de pétrole concentrait toute l'attention des économistes et des Gouvernements, l'augmentation vertigineuse des cours des matières premières agricoles prend de cours toutes les organisations internationales, suscitant des mesures d'urgence improvisées et des constats alarmants face aux besoins alimentaires nouveaux. Alors que les émeutes de la faim ont touché en avril dernier 40 pays dans le monde, la crise alimentaire est avant tout un enjeu sanitaire majeur. En Haïti, 80% de la population vit avec 2 dollars par jour et ne peut donc pas se nourrir le plus souvent. Le niveau extrêmement élevé des prix des produits alimentaires provoque ensuite un déséquilibre économique et social profond, qui atteint la stabilité politique des Etats et la paix entre les peuples. Si les pays du Sud sont les premières victimes de la crise alimentaire, les pays développés sont menacés par la volatilité des cours à laquelle font face les agriculteurs. Véritable défi stratégique pour l'avenir de la mondialisation, pour la lutte contre la pauvreté et le développement durable, l'agriculture nécessite en conséquence une Politique agricole commune (PAC) ambitieuse et renouvelée. Accusée d'être inutile et dépassée, la PAC démontre aujourd'hui toute l'importance de se préoccuper des équilibres alimentaires et l'alimentation des citoyens tout en oeuvrant pour la solidarité avec les pays les moins avancés. Alors que l'agriculture ne semblait pas proposer de perspectives d'avenir pour l'Union européenne selon certains de nos partenaires, elle est bien au contraire une chance pour la recherche, entre l'indispensable développement de nouvelles sources d'énergie et l'alimentation d'individus toujours plus nombreux dans le monde. Alors que la politique européenne en matière agricole a continuellement fondé la construction européenne, la crise alimentaire confirme à nouveau la nécessité de soutenir l'agriculture et de ne pas s'en remettre au « tout-marché ».    •    Quels sont les chantiers prioritaires de la future PAC ?Si la Politique agricole commune (PAC) est aux fondements de la construction européenne, elle n'a cessé d'évoluer pour faire face à la demande et plus récemment aux enjeux environnementaux. La réforme de la PAC prévue pour la renégociation du budget communautaire de 2013 a entraîné la présentation du Bilan de santé à mi-parcours de la part de la Commission européenne, dont les mesures proposées seront discutées prochainement au Conseil. La France souhaite en effet anticiper la réforme de l'agriculture lors de la prochaine Présidence et susciter le débat sur les grands défis qui se posent à l'Europe. L'indépendance alimentaire est le premier objectif que l'Europe va devoir atteindre, avec l'augmentation et l'amélioration de la qualité de notre production. La modernisation et l'adaptation de l'agriculture aux nouveaux besoins doit être soutenue par l'Union européenne. L'enjeu environnemental doit ensuite être davantage intégré aux objectifs de la PAC. Avec la réduction progressive du recours aux produits phytosanitaires, c'est une agriculture durable que l'Europe construit actuellement. Chargés de nourrir les hommes, les agriculteurs ont un rôle majeur dans la préservation de la planète et la protection des sols. Enfin, les équilibres alimentaires doivent être mieux garantis par l'agriculture européenne. Face au fléau de la crise alimentaire, l'Europe doit agir encore davantage pour aider les pays pauvres à participer aux échanges et non à les subir comme aujourd'hui.Face aux évolutions du marché, l'Europe doit adopter une ligne de conduite claire. Les mécanismes d'intervention tels que les quotas ne peuvent être supprimés sous prétexte de leur inutilité actuelle. Le niveau du prix du lait peut par exemple considérablement changé en une année (+80% en 2007 pour les produits laitiers selon l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation, FAO), prenant au dépourvu les acteurs de la filière. Cette dernière est un atout considérable pour certaines régions en Europe. En abandonnant les principaux instruments de soutien aux agriculteurs, l'Union européenne ferait fi des principes de solidarité et de cohésion entre les territoires. Le découplage et la modulation des aides préconisés par la Commission européenne doivent par ailleurs être accompagnés d'un soutien aux secteurs en difficulté et d'une réaffectation des aides au développement rural, dont l'importance pour l'environnement et la cohésion territoriale est capitale. Enfin, l'adaptation de l'agriculture européenne aux risques naturels et sanitaires nécessite une réelle réflexion et des mesures nouvelles pour soutenir les agriculteurs.    •    L'utilisation des biocarburants ne doit-elle pas être remise en cause?Les causes de l'augmentation des prix des matières premières agricoles sont nombreuses et transformer les biocarburants en seul bouc-émissaire de la crise actuelle serait excessif. Cependant, le recours aux produits agricoles pour le développement des sources d'énergie renouvelable suscite deux interrogations majeures. La première tient à l'impact environnemental des agrocarburants, dont les émissions de gaz à effet de serre (GES) restent encore trop élevées. En second lieu, la crise actuelle nous oblige à réaffirmer la priorité alimentaire de l'agriculture. Problème environnemental, les agrocarburants sont aussi discutables sur le plan éthique.  L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et vous invite à la retrouver sur son site. </description>
			    <pubDate>Mon, 19 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Aménager le territoire européen</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/12/amenager_le_territoire_europeen.html</link>
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			    <description> Nous avons posé deux questions à Monsieur le Député européen Ambroise                   GUELLEC, Membre de la Commission du développement régional sur la politique d'aménagement du territoire européen:   Une politique d'aménagement et de développement du territoire européen est-elle encore possible dans le cadre de l'Union européenne ? Une politique européenne d'aménagement du territoire est possible, elle est même souhaitable. C'est justement l'objectif de la politique européenne de cohésion qui, à travers les fonds structurels européens, oeuvre depuis plus de 20 ans maintenant, au rapprochement des régions européennes toujours plus diverses. D'ailleurs, cette politique d'aménagement du territoire est déjà pensée à travers la mise en place de l'Observatoire en Réseau de l'Aménagement du Territoire Européen   ORATE. Cet Observatoire qui s'inscrit dans le cadre de l'Initiative communautaire INTERREG III est co-financé sur un budget total de 14,46 millions d'euros à 50% par les fonds structurels. L'objectif d'ORATE est de mieux connaître, au niveau européen, les tendances en matière d'aménagement du territoire qui ont une influence sur le développement de l'Union et d'encourager le développement harmonieux de l'ensemble du territoire européen, conformément à l'Article 158 du Traité sur l'Union européenne. L'ORATE vise également à étudier la dimension territoriale de la politique et d'autres instruments communautaires de cohésion économique et sociale afin d'assurer une meilleure coordination des décisions ayant un impact sur l'aménagement du territoire. Par exemple, l'étude1  de l'ORATE sur "Les devenirs du territoire" permet de comparer 2 scénarios de développement territorial à long terme. Un scénario orienté vers la seule compétitivité serait de nature à engendrer une croissance économique à court terme plus forte et l'émergence de nouvelles technologies, mais il produirait des coûts environnementaux et sociaux plus élevés susceptibles d'aboutir à long terme, à des contre performances économiques et sociales. A contrario, un scénario orienté vers la cohésion fait ressortir un modèle plus diffus en ce qui concerne les potentiels d'attraction et de polarisation des aires métropolitaines.  Plusieurs zones d'intégration performantes peuvent émerger aussi bien au coeur de l'Europe que dans les zones plus ou moins périphériques. Ce modèle de développement polycentrique s'accompagne certes d'une croissance économique plus faible par rapport au premier scénario, mais mieux répartie géographiquement, évitant ainsi une polarisation, dans une zone restreinte, des conflits de population et des pressions sociales et environnementales.  Il importe donc d'orienter encore plus efficacement les dépenses vers des projets structurant l'attractivité de tous les territoires. Il ne faut pas oublier qu'un grand avantage de l'Europe, en matière de compétitivité, réside dans sa diversité territoriale.Avec le Traité de Lisbonne, la cohésion territoriale fait son entrée parmi les objectifs de l'UE ce qui permettra, par exemple, d'exiger que la Commission Européenne analyse, avant la présentation de toute proposition législative, quel est son impact en termes de cohésion territoriale. Et si telle était le cas, comment serait-elle financée ?Si l'enveloppe budgétaire est encore conséquente (308 milliards d'euros pour toute l'Union), les besoins des nouveaux États membres nécessitent des investissements importants qui impliquent, dans les anciens États membres un recentrage des priorités de financement avec des budgets réduits. En effet, le récent élargissement de l'Union aux pays d'Europe centrale et orientale s'est traduit par un accroissement important des disparités régionales, ainsi pour la période 2007-2013 une part essentielle des fonds structurels leur est donc réservée pour leur permettre de rattraper progressivement leur retard.De plus, à l'avenir, toutes les régions européennes seront de plus en plus confrontées à de nouveaux défis ayant un fort impact territorial : le vieillissement démographique, la concentration urbaine, le changement climatique, la fourniture énergétique, etc. Pour faire face à ces défis et ne pas risquer d'accroître encore les disparités régionales ou infrarégionales au sein de l'UE, il est essentiel que cette politique de cohésion soit maintenue et renforcée, à la fois en terme politique et financier, et au bénéfice de toutes les régions. Ainsi, la rationalisation des dépenses régionales est nécessaire et une réforme institutionnelle, financière et politique est souhaitable dans le contexte d'une révision du cadre financier communautaire : une politique de cohésion honnête et efficace serait impossible sans une augmentation du budget de l'Union européenne.Sur ce sujet essentiel, le Parlement européen vient d'adopter à une très large majorité un rapport(dont j'étais le rédacteur) sur la future réforme de la politique de cohésion pour l'après 2013.Pour plus d'information sur ce sujet, voir le rapport et l'entretien vidéo sur le site d'Ambroise Guellec .L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe.1: "Les devenirs du territoire en 2030. Scénarios territoriaux pour l'Europe", ESPON 2006.</description>
			    <pubDate>Mon, 12 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>La journée de l'Europe en Région Centre/Auvergne/Limousin</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/11/la_journee_de_l_europe_en_region_centre_auvergne_limousin.html</link>
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			    <description>L'Europe sous le signe de la jeunesse, du goût et des traditions...Le Centre, l'Auvergne et le Limousin ont fêté cette journée de l'Europe en organisant ça et là quelques manifestations originales et ludiques pour mettre à l'honneur l'Europe et les européens. Les couleurs de l'Europe ont pavoisé notamment dans les villes de Tours (37), Orléans (45), Clermont Ferrant (63), Gueret (23), Allègre (43)  et du Puy en Velay (43). Du goût européen à la culture, en passant par les chants traditionnels des pays européens, ou le dialogue interculturel,  la liste des initiatives est longue, mais il est intéressant de noter que se sont principalement les jeunes qui sont les moteurs de cette Fête de l'Europe. De nombreux lycées ont marqué l'événement, par exemple en diffusant l'hymne européen entre les cours, ou en distribuant des plaquettes d'informations aux étudiants. La mobilité des jeunes en Europe est un sujet qui intéresse de plus en plus les habitants de la région centre, et beaucoup d'associations favorisent cette mobilité notamment dans le cadre des études et des échanges culturels. Il faut reconnaître que les campagnes n'ont pas particulièrement fêté l'europe et que rares sont les drapeaux européens qui flottent sur les mairies des communes rurales. Beaucoup de chemin reste à parcourir pour mettre en valeur les atouts de l'Europe dans certains départements, et de gros efforts de pédagogie sont nécessaires, notamment lorsque l'on constate qu'un grand nombre de nos concitoyens ne connaissent pas le nombre d'états membres de l'Union. Cette journée aura notamment démontré que le fort attachement aux traditions locales n'est pas incompatible avec la construction européenne. L'Europe des terroirs est en marche ... !Augustin CHAZALPôle ÉtudesMembre du Groupe Santé &amp; Sport</description>
			    <pubDate>Sun, 11 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Préparer la présidence française de l'UE avec Christine de Veyrac</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/10/preparer_la_presidence_fran_aise_de_l_ue_avec_christine_de_veyrac.html</link>
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			    <description>NdR: Après avoir demandé aux Députés européens "Pourquoi Nicolas Sarkozy?" lors de la campagne des présidentielles, l'Atelier Europe leur a proposé de répondre à quatre questions dans la perspective de la Présidence française de l'Union européenne, qui commencera dans moins de deux mois.Christine de Veyrac, Député européen du Sud-Ouest, inaugure cette nouvelle série. Nous l'en remercions chaleureusement.Les prochaines réponses seront mises en ligne au fur et à mesure de leur arrivée.Qu'attendez-vous de la Présidence française de l'UE ?Je souhaite que la Présidence française permette de dégager un accord entre les 27 sur la politique qui doit être celle de l'Europe face au changement climatique. C'est un sujet essentiel où, à ce jour, il n'existe pas de consensus. Il faut rapprocher les points de vue, et espérer qu'avant la fin de l'année un accord intervienne. L'an prochain en effet, aura lieu la conférence internationale de Copenhague pour actualiser les accords de Kyoto. A ce jour, ni les États-Unis, ni les pays émergents, qui figurent parmi les gros pollueurs de la planète, ne sont prêts à faire des efforts importants notamment pour réduire leurs émissions de CO2. Il est donc fondamental que l'Europe présente à Copenhague un visage uni pour peser fortement sur les négociations.   J'attends par ailleurs de cette Présidence des progrès quant à la mise en place d'une politique de l'immigration commune. L'Espace Schengen de libre circulation s'élargit (aujourd'hui... 24 pays !), il convient donc d'avoir des règles communes. Je sais que le Ministre Hortefeux a déjà pris son bâton de pèlerin pour convaincre nos 26 partenaires de conclure un Pacte européen sur l'immigration. Un accord me semble envisageable dans cette matière pourtant difficile.Enfin, il serait souhaitable que l'on parvienne aussi à relancer l'idée d'une « défense européenne »... mais je ne me fais que  peu d'illusion en la matière, les désaccords entre les 27 sont profonds, et toute réussite sur ce sujet relèverait de l'exploit !La France a déjà défini quatre chantiers sur lesquels elle souhaite appuyer sa Présidence : immigration, l'énergie, environnement, Défense. D'autres sujets devraient-ils, selon vous, aussi être pris en considération ?Oui. Les 27 doivent dresser un Bilan de santé de la Politique agricole commune. C'est important de savoir ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qu'il faudrait conserver, ce qu'il faudrait modifier. La crise alimentaire mondiale nous montre en tous les cas que nous avons besoin d'une agriculture européenne forte et modernisée, si nous voulons continuer à nourrir nos concitoyens mais aussi une partie du reste du monde. Attention dans ces conditions à ne pas vouloir tout bouleverser et remettre en cause un édifice agricole européen qui jusqu'à présent a en grande partie fait ses preuves.Avez-vous prévu des actions spécifiques dans votre circonscription au cours de ces 6 mois de Présidence ?Elles ont déjà débuté ! Il ne faut pas attendre le 1er juillet et les vacances pour parler de l'Europe et de l'action que mène notre pays ! Depuis avril, j'ai ainsi entrepris la tournée des départements de ma circonscription pour rencontrer la presse, les jeunes, et les militants de l'UMP, et ce afin d'expliquer les enjeux de la Présidence française de l'Union et la politique que souhaite conduire notre majorité.Comment permettre à nos concitoyens de s'impliquer d'avantage dans cette Présidence ?Je crois que le Gouvernement a quelques idées sur la question. Il serait également très opportun que les grandes collectivités locales, qui souvent ont des budgets importants, s'impliquent aussi.</description>
			    <pubDate>Sat, 10 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Situation et évolution du monople pharmaceutique français par rapport aux autres pays de l'Union européenne</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/09/situation_et_evolution_du_monople_pharmaceutique_fran_ais_par_rapport_aux_autres_pays_de_l_union_eur.html</link>
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			    <description>Les récentes annonces du Ministère de la Santé français concernant le libre accès du patient à certains médicaments au sein de l'officine ouvre à nouveau le débat sur la libéralisation du marché pharmaceutique. Profitons de cette actualité nationale pour faire le point sur les différentes  formes du monopole pharmaceutique coexistant au sein des pays de l'Union européenne.1. Le statut particulier du médicament en tant que bien de consommationL'utilisation des médicaments pouvant avoir des conséquences graves en termes de santé publique et de sécurité, leurs conditions de commercialisation diffèrent considérablement de celles des autres biens de consommation.La politique des consommateurs de l'Union européenne en matière de médicaments est fondée sur la nécessité d'harmoniser les diverses dispositions nationales, afin d'encourager la libre concurrence et de parvenir à un niveau uniformément élevé de protection du consommateur, en accord avec les dispositions du Traité de Rome et de l'Acte unique européen.Néanmoins, à l'heure actuelle, les avantages offerts par le marché unique en matière de médicaments sont difficilement exploitables par le consommateur en matière de médicament. En effet, les règles de délivrance diffèrent considérablement d'un pays à l'autre, et le pouvoir des autorités s'arrête encore à chacune des frontières internes de l'Union. Le circuit de vente des médicaments est un des points de divergence  réglementaire majeure persistante au sein des états de l'Union.2. Situation du monopole pharmaceutique dans l'Union européenne : une évolution vers l'harmonisation et la libéralisation du marchéUn monopole pharmaceutique existe dans tous les pays, mais d'une ampleur extrêmement variable. Nous avons identifié trois modèles de monopole :• Un monopole pharmaceutique étendu à des produits autres que les médicaments : France, Italie, Espagne, Grèce. Le plus large étant celui de l'Espagne où il s'étend à l'ensemble de la parapharmacie et à l'alimentation infantile.• Un monopole limité à la vente des médicaments : Pays-Bas, Allemagne, Danemark. La vente des médicaments n'est pas libre, mais le monopole des pharmaciens n'est pas absolu.Aux Pays-Bas, les médicaments sur ordonnance ou de prescription obligatoire sont vendus uniquement en pharmacie. Les autres sont classés en deux catégories : ceux dont la distribution est réservée à la pharmacie, et les produits « OTC » (Over The Counter) qui sont en vente libre chez les droguistes. En Allemagne, la vente des médicaments est réservée aux pharmacies, à l'exception d'une liste de préparations autorisées à être vendues dans les supermarchés, les drogueries, les drugstores.Enfin, au Danemark, en raison du très faible nombre d'officines, le monopole est aménagé avec des « annexes » de pharmacies habilitées à vendre certains produits sur prescription et en automédication.•  Un monopole réservé seulement à certains médicaments : Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg. Au Royaume-Uni, sont réservés à la vente en officine : les médicaments sur prescription médicale (POM list) et ceux sans prescription mais vendus exclusivement en pharmacie (pharmacy only). Les autres médicaments sont en vente libre (general sales list), dans les épiceries ou les stations-service. Figurent dans cette catégorie les produits contenant de l'aspirine et du paracétamol, avec des dosages restreints cependant.En Irlande, le monopole officinal est limité aux seuls médicaments sur prescription médicale. Les pharmacies n'ont pas, en revanche, de liste limitative de produits.Au Luxembourg, il n'y a pas de monopole juridique du médicament mais un monopole de fait depuis la disparition des droguistes.Malgré ces différences réglementaires historiques entre les pays de l'union, la tendance actuelle est à l'harmonisation dans le sens de la libéralisation.Dans ce sens, le monopole pharmaceutique suédois va disparaître dès 2009 avec l´ouverture à la concurrence du marché du médicament.3. Libéraliser pour économiser davantage ? Le Ministère de la Santé a annoncé en Mars dernier que quelque 200 médicaments seraient désormais disponibles en libre-service dans les pharmacies à partir du mois de mai. Il s'agit par exemple de traitements contre le mal de gorge ou les maux de tête qui sont déjà délivrés sans ordonnance mais derrière le comptoir, et souvent non remboursés.Les arguments en faveur de la libéralisation La révision par l'Etat du circuit du médicament est avant tout motivée par des considérations économiques. Les gains  espérés se déclinent à plusieurs niveaux :- Augmenter l'automédication des FrançaisGros consommateurs de médicaments, les Français rechignent à recourir à l'automédication, à l'inverse de leurs voisins européens (environ  7% du marché total du médicament contre 14% en Allemagne et 15% en Espagne) ; reticence largement entretenue par le système de protection sociale français. Préférant consulter leur médecin, et ainsi bénéficier d'une ordonnance, ils achètent donc principalement des médicaments remboursés par la Sécurité sociale. Plutôt exsangue, le marché de l'automédication (4 à 6 % de la totalité des ventes de médicaments) a d'ailleurs tendance à régresser dans l'Hexagone. Les patients consacrent désormais 28 euros par an à l'achat de produits sans ordonnance, soit deux fois moins que les Allemands. En faisant l'impasse sur la case médecin pour se procurer un antalgique, on s'épargne en effet une consultation/prescription. Ce qui allège d'autant la branche Maladie. Selon l'Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (qui regroupe la plupart des grands laboratoires), si seulement 5 % des médicaments actuellement prescrits étaient en vente libre, la Sécurité sociale économiserait 2,5 milliards d'euros.- Améliorer la visibilité et la transparence sur les prixEn passant en accès libre, les dits médicaments gagneront en visibilité. Ce qui en principe incitera les consommateurs à comparer les prix et in fine poussera les fabricants à serrer ses prix. En amont, les pharmacies pourront s'approvisionner auprès d'une centrale d'achats, leur assurant des tarifs concurrentiels.- Favoriser l'éducation thérapeutiqueLe développement du marché de l'automédication implique une initiative thérapeutique autonome du patient et serait donc un élément important de la responsabilisation du citoyen sur ses problèmes de santé.  Faisant le point sur cette réforme, Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé a déclaré le 29 mars dernier lors du salon professionnel de la pharmacie, Pharmagora, que : « cette mesure contribuera à améliorer le pouvoir d'achat des citoyens français, en favorisant l'éducation thérapeutique, et en préservant l'ensemble des garanties de sécurité sanitaire que l'officine apporte aujourd'hui ».- Encourager une évolution du métier de pharmacien vers le service au patientCes mesures sont aussi incitatives pour un redéploiement stratégique du métier de pharmacien officinal vers le développement de nouveaux services: aide au maintien en hospitalisation à domicile, livraison de médicaments à la maison et, surtout, consultations thérapeutiques, comme au Canada. En fournissant des prestations de services, le pharmacien déconnecterait sa marge de la vente de médicaments.Une désapprobation massive des pharmaciensL'opération engagée est cependant loin de faire l'unanimité parmi les professionnels. - Une efficacité des mesures contestéeLa plupart d'entre eux considèrent que cette mesure ne sera pas efficace pour faire baisser le prix des médicaments, ni pour permettre à la Sécurité sociale de faire des économies. Sa capacité à responsabiliser le patient sur sa consommation de médicaments est encore plus critiquée. Les pharmaciens affichent la volonté de continuer à conseiller le patient car l'attachement à la relation conseil avec le patient est très forte en France.- Des impératifs de Santé Publique à respecterParce que le médicament n'est pas un bien de consommation comme les autres, on oublie que le comptoir était précisément une barrière sanitaire symbolique.Cette ouverture du marché pourrait poser, selon certains experts, un problème de santé publique. Des pharmaciens redoutent déjà que la vente des médicaments sans ordonnance - ceux qui sont placés devant les comptoirs - n'entraîne des accidents liés au surdosage.Jusqu'à présent en France, l'automédication responsable passe par la pharmacie, car seul le pharmacien est le garant de la qualité des conseils dispensés et de la sécurité, même si les libéralisations orchestrées par ailleurs n'ont pas engendrés de surconsommations à l'origine de vagues d'accidents médicamenteux mettant en jeu le pronostic vital des patients.- Un danger pour la profession à termeLes pharmaciens s'inquiètent surtout des risques d'escalade et de dérive auxquelles cette mesure ouvre la porte. En faisant sauter ce premier verrou de l'accès libre, l'Etat prend le risque de faire sortir à terme le médicament de la pharmacie. La grande distribution tirera certainement profit de cette situation, avec les risques d'abus que l'on peut imaginer. Michel-Edouard Leclerc, le patron du groupe éponyme, se prononce d'ailleurs publiquement pour la commercialisation des médicaments en grandes surfaces, dans l'esprit des recommandations préconisées par la commission Attali pour libérer la croissance.À l'écoute des protestations et des arguments des professionnels du secteur, Nicolas Sarkozy a refusé de mettre fin à leur monopole, en insistant notamment sur la mission de service public de la profession. Mais la partie est loin d'être gagnée pour les pharmaciens. La perspective de voir un jour, comme en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, des chaînes de pharmacies détenues par des hypermarchés, affole la profession.  Reste à savoir si leurs craintes sont d'ordre économiques (protection des intérêts corporatistes) et bien sanitaires, et donc ciblées sur la protection du patient. Car ce scénario de ventes des médicaments en supermarché paraît d'autant plus probable que la Commission européenne, en mars 2007, a déjà mis en demeure le gouvernement français afin qu'il libéralise davantage le marché. Pour le moment, la France reste en sursis. Bruxelles a déjà poursuivi d'autres pays comme l'Allemagne et l'Italie devant la Cour de justice des Communautés européennes sur ce domaine.  Affaire à suivre....Caroline MORARDPôle ÉtudesResponsable du Groupe Santé &amp; Sport</description>
			    <pubDate>Fri, 09 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Forum européen: La Présidence française et l'après Lisbonne</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/08/forum_europeen__la_presidence_fran_aise_et_l_apres_lisbonne.html</link>
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			    <description>De gauche à droite: MM. Hubert Haenel, Peter Altmaier, Pierre Lequiller, Pierre Méhaignerie, Jacek Saryusz-Wolski, Alain LamassoureTel était le thème du deuxième Forum européen du Conseil national de l'UMP qui s'est tenu à l'Assemblée nationale le 29 avril dernier. L'Atelier Europe participait à cet évènement organisé par:Alain Lamassoure, député européen, secrétaire national à l'Europe de l'UMP, Pierre Lequiller, député des Yvelines et président de la Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne, Hubert Haenel, sénateur du Haut-Rhin et président de la Délégation du Sénat pour l'Union européenne, Deux invités européens nous ont fait l'honneur de participer au débat :Peter Altmaier, député CDU au Bundestag et secrétaire d'État parlementaire au ministère fédéral de l'Intérieur, Jacek Saryusz-Wolski, député européen polonais PPE   Platforma Obywatelska, Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. Les enjeux de la Présidence française et de l'après LisbonneSi le traité de Lisbonne est ratifié par les 27 États membres, il entrera en vigueur le 1er janvier 2009. La Présidence française sera donc la dernière des présidences tournantes que connaîtra l'Union européenne.Pour favoriser ce succès, Alain Lamassoure a rappelé les enseignements tirés de l'échec du référendum de 2005 : les sujets extérieurs au débat institutionnel (directive Bolkestein, entrée de la Turquie) avaient pollué le débat sur la réforme des institutions. La Présidence française devra donc se dérouler de façon à ne pas interférer maladroitement dans les débats nationaux des pays qui n'ont pas encore ratifié le Traité de Lisbonne, et notamment en Irlande, où le Traité sera adopté par voix référendaire.La France portera la responsabilité de la mise en oeuvre du Traité de Lisbonne, du lancement de nouvelles procédures et institutions, à la veille des élections européennes de 2009. Le Parlement européen se verra doté de la plénitude de son pouvoir législatif et il désignera le Président de la Commission européenne.Jusqu'à aujourd'hui, il n'existait pas de véritable enjeu de pouvoir sur l'avenir européen. Le sentiment national prédominait. Le Parti populaire européen (PPE) aura la lourde tâche de préparer, pour la première fois, un véritable programme législatif européen.Le rôle du couple franco-allemand dans le processus de LisbonneDepuis le traité de Maastricht en 1992, les discussions institutionnelles ont nourri l'euroscepticisme. À la suite de l'échec des référendums de 2005, il existait un risque de voir les intérêts nationaux devenir le facteur décisif de la coopération européenne.Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont redéfini ensemble ces intérêts. En 2007, la Présidence allemande craignait d'être victime du débat électoral en France. Mais Nicolas Sarkozy a soutenu Angela Merkel dans l'élaboration d'un compromis acceptable par tous et porteur de réformes.Pour Peter Altmaier, la Présidence française s'installera dans la continuité de la Présidence allemande, avec quatre chantiers prioritaires : énergie, environnement, immigration, politique étrangère et de défense.Dans un tel contexte, les différents États membres ont un devoir de soutien envers la Présidence française. Aucun d'entre eux ne doit se sentir négligé.Grâce aux changements politiques intervenus dans certains pays, l'Europe a surmonté ses divergences d'opinions. Tel est le cas dans le domaine des relations transatlantiques, notamment dans nos rapports avec l'OTAN.Les défis de la politique étrangère et de défenseLa politique de sécurité commune permettra d'éprouver les apports du traité de Lisbonne. Pour Jacek Saryusz-Wolski, elle doit être basée sur une forte identité européenne et sur les valeurs portées par l'Union (droits de l'Homme, démocratie). La diplomatie européenne doit s'exprimer d'une seule voix et verra son efficacité testée dans les Balkans, au Tibet et en Géorgie.Le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité jouera un rôle prépondérant. D'autant plus que sa fonction sera renforcée par la légitimité du Parlement. Toutefois, la France devra combler certaines lacunes du nouveau traité.Jacek Saryusz-Wolski évoque, par exemple, le service commun de l'action extérieure, au sujet duquel le traité de Lisbonne est peu explicite, notamment dans sa forme institutionnelle. La diplomatie française devra donc jeter les bases de son fonctionnement, tout en préservant la continuité de l'action extérieure.La politique étrangère devra en outre être mieux coordonnée, afin que l'Union européenne n'agisse plus comme un sapeur-pompier dans l'urgence, mais avec une stratégie à long terme : l'Europe doit être un acteur à part entière, comme les Etats-Unis et la Russie, pas un simple financier des crises mondiales et des divers conflits.Dans cette perspective, les ambitions de la Commission et du Parlement en matière de sécurité et de défense nécessitent une capacité militaire. Il nous faut donc redéfinir la stratégie de sécurité pour faire « l'Europe du résultat » en matière de politique extérieure.Pour assurer notre sécurité énergétique, Jacek Saryusz-Wolski est favorable à l'introduction de clauses spécifiques dans nos différents accords. Il souhaite que l'Union se dote des infrastructures d'interconnexion qui nous font aujourd'hui défaut dans l'acheminement du gaz et du pétrole.Dans un monde déstabilisé par l'augmentation du prix des denrées alimentaires, la politique agricole de l'Europe devient un paramètre de sécurité. Elle doit démontrer sa capacité à livrer les ressources alimentaires nécessaires aux besoins des États membres.Jacek Saryusz-Wolski prône une action synergique des États membres pour servir une politique de voisinage cohérente, par exemple, sur l'Union pour la Méditerranée.En revanche, selon le député polonais, nous ne pourrons mener de véritable politique extérieure sans budget approprié. Car la diplomatie européenne doit être financée par l'Union, non par les États membres.L'implication des parlements nationauxPour Hubert Haenel, si les pouvoirs du Parlement européen sont renforcés, on ne pourra rien réussir sans le soutien des Parlements nationaux. Longtemps limités au vote du budget européen, à la transposition hâtive de directives par voie d'ordonnance et à la ratification de modifications des traités, les parlements nationaux seront davantage impliqués dans la politique européenne.En effet, le traité de Lisbonne crée un droit à l'information et met en place deux nouvelles formes d'intervention des Parlements nationaux dans le fonctionnement de l'Union :le contrôle du respect du principe de subsidiarité, leur association à la mise en place de l'espace de liberté, de sécurité et de justice. Avec de telles prérogatives, nos parlementaires devront donc s'intéresser aux questions européennes pour en répondre devant leurs électeurs.Peter AltmaierComment l'Allemagne voit la prochaine présidence française?(Camille Servan-Schreiber/Charline Durand-Wolff)Jacek Saryusz-WolskiLa politique de voisinage(Camille Servan-Schreiber/Charline Durand-Wolff)Alexandre Coutant </description>
			    <pubDate>Thu, 08 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>5 May 2008: Merkel receives from Sarkozy Charlemagne Prize in Aachen</title>
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			    <description>When Germany's Chancellor Angela Merkel received an annual Charlemagne Prize on Thursday last Week for helping unite Europe, French President Nicolas Sarkozy was on hand to sing her praises. He said that they make a "harmonious couple". In response, Merkel, who last year held the European Union's six-month presidency, thanked Sarkozy for standing by Europe. She wished him well for the French EU presidency starting in July, saying: "Germany will support France's work for the well-being of Europe." On accepting the prize, she insisted "Europe was and will be our common destiny".The annual EU award, in the historic town hall of the western German city of Aachen, honoured Merkel for mediating a solution to the political crisis in the EU last year that led to EU reform. Among those on the guest list Thursday were Dutch Prime Minister Jan Peter Balkenende, Belgian Prime Minister Yves Leterme, Luxembourg Prime Minister Jean-Claude Juncker and King Juan Carlos of Spain.The European leadership prize, awarded since 1950 in Aachen, a German city near the Belgian and French border, is named after the Emperor Charlemagne (768-814) who united a vast region of Europe from France to northern Germany. Previous winners include Winston Churchill, Tony Blair, Bill Clinton and Pope John Paul II.(Source: Spiegel Online, Agence France Presse, Trend News Agency)Erna Blumhardt</description>
			    <pubDate>Thu, 08 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>23 avril 2008 - Journée « Qu'est-ce qu'on mange » : pour une politique alimentaire européenne</title>
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			    <description>L'opération "Parlons Agriculture" initiée par le Ministère français de l'Agriculture  a pour objectif de renouer le dialogue entre la société et son agriculture. Dans ce cadre trois rencontres, gratuites et ouvertes au public, sont organisées pour réunir des acteurs, et des personnalités de plusieurs pays européens et d'autres continents. La première s'est déroulée le 23 avril dernier au Palais Brongniart. Autour du Ministre de l'Agriculture, Monsieur Michel Barnier, des acteurs et de la Ministre de la Santé, Madame Roselyne Bachelot-Narquin, se sont réunis des experts de plusieurs secteurs universitaires, des haut fonctionnaires gouvernementaux, des sociologues, des médecins, des producteurs agricoles, des marchands, des restaurateurs et différentes associations. Ils ont échangé leurs compétences, leurs expériences et leurs opinions sur la préoccupation centrale qu'est l'alimentation. Des problèmes spécifiques reliés aux politiques et aux pratiques alimentaires et des solutions potentielles ont été abordés.La diversité et la richesse des interventions illustraient la nécessité et le désir communs de comprendre les problèmes que doivent résoudre les politiques alimentaires et de déterminer comment l'union européenne, les gouvernements, les producteurs, les professionnels de la santé, l'industrie privée et les citoyens peuvent participer collectivement à relever ces défis. Une  malnutrition différenciée mais généralisée Le terme générique de « malnutrition » définit tout état caractérisé par un « désordre nutritionnel ». Il inclut donc à la fois les « sous-alimentations » et les « sur-alimentations ». D'un coté crise alimentaire, carences, émeutes de la faim, de l'autre déséquilibre nutritionnel, surpoids et méfiance. Pour la première fois, famine et obésité se côtoient sur le champ de la malnutrition : dans un cas, les experts évoquent « l'insuffisance de l'essentiel » et dans l'autre : « la surabondance du quelconque ». Mais dans les deux cas, l'alimentation est un des plus grands défis de Santé publique lancé au XXIème siècle.  Dès 1990, le groupe d'étude de l'OMS sur le régime alimentaire, la nutrition et la prévention des maladies chroniques attirait l'attention sur l'acuité de cette question en Europe : "Les politiques agricoles et économiques qui sont naturellement liées à celles de la Communauté Economique Européenne ne sont pas nécessairement compatibles avec les notions actuelles d'alimentation et de santé". Depuis, malgré les efforts et en dépit de certains progrès, les objectifs de réduction des malnutritions fixées par les grands sommets internationaux des années 90 sont loin d'êtres atteints. La recherche scientifique a révélé le tribut énorme que ces malnutritions font peser sur le développement humain et sur celui des sociétés. Tout indique que le progrès vers un développement authentique, plus juste et plus durable, va largement dépendre de la manière avec laquelle les familles, les gouvernements, la communauté internationale, vont traiter les questions de nutrition et d'alimentation au cours des prochaines décennies. Un défi collectif à releverLa prise de conscience de l'enjeu alimentaire progresse, mais reste très faible chez de nombreux acteurs politiques et économiques. L'information et la mobilisation citoyennes sont également été très insuffisantes. Les secteurs de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire continuent ainsi à produire sans se préoccuper suffisamment des implications à long terme de leur production en matière de santé. Le secteur de la santé doit prendre en charge à grands frais les pathologies causées par une alimentation inadéquate. Dans le même temps, les modes de production et de consommation posent avec acuité la question du respect d'objectifs environnementaux comme la durabilité et la biodiversité dans les systèmes alimentaires. S'ajoutent à cela les incertitudes liées à la mondialisation ou encore aux changements climatiques. Progrès scientifique et technique, pouvoir du consommateur, lobbies industriels, protection de l'environnement et intervention de l'état sont les cinq forces majeures qui orientent notre système d'information. C'est bien aux politiques publiques qu'il convient d'encadrer la dynamique de chacune d'elle pour garantir le respect des impératifs d'accessibilité, de sécurité, de qualité pour tous propres à la question alimentaire.La sécurité alimentaire : une priorité en EuropeLa sécurité alimentaire, élément vital, soumis à des contraintes pour longtemps encore non maîtrisables par l'Homme ne peut être laissée aux seules lois du marché. De ce fait, elle doit être soutenu par des politiques nationales et communautaires complémentaires. Celles-ci gagneront en efficacité par la valorisation de leurs atouts, par leur intégration à des politiques publiques économiques et sociales visant à l'amélioration du niveau de vie du plus grand nombre. Les valeurs sociales, culturelles, sanitaires et humaines fondamentales de l'alimentation doivent revenir au centre des préoccupations. Car à la base de toute organisation sociale, il y a le partage des ressources alimentaires et la commensalité.Les bases de politique alimentaire communes au sein de l'union La sécurité sanitaire des aliments est devenue progressivement une priorité en Europe. Après la création de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) en 1998, l'Union européenne, dans le cadre d'un texte fondant sa politique en la matière (règlement 178/2002  du 28 janvier 2002) a créé une Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Son rôle est de fournir à la Commission européenne au Parlement et aux Etats membres, un avis scientifique indépendant afin d'assurer que les décisions adoptées prennent en compte les preuves scientifiques les plus fiables et les plus récentes. De même, les systèmes nationaux et européens d'évaluation et de gestion des risques ont été réformés. Prévention et contrôles sont aujourd'hui organisés aux deux niveaux : national et européen, selon des principes fixés dans le « paquet hygiène » adopté le 29 avril 2004.L'objectif communautaire affiché est à présent de mettre en place une grande politique alimentaire, agricole et territoriale pour l'après 2013. C'est dans cet esprit proactif que le ministère de l'agriculture et de la pêche français a lancé en septembre 2007 des Assises de l'agriculture, que la Commission européenne a présenté en novembre un « bilan de santé de la PAC » qui se conclura an 2008. En fin la question de la sécurité alimentaire sera au coeur de la toute prochaine présidence française de l'UE avec notamment en septembre un débat d'orientation sur les perspectives de la PAC de l'après 2013.Des politiques alimentaires particulières au sein des pays de l'UnionLa dernière thématique de cette journée a mis en lumière le rôle primordial des politiques publiques sur l'alimentation en s'appuyant sur des exemples d'interventions publiques dans certains pays européens.  Voici les stratégies mises en avant par les intervenants :Le Royaume-Uni a mis simultanément en oeuvre trois leviers d'actions : un partenariat renforcé avec l'industrie alimentaire, une amélioration des connaissances du consommateur via des campagnes de communications incitatives et une clarification de l'étiquetage.  (Témoignage de Gill Fine, directrice de « Consumer Choice and Dietary Health »)L'Allemagne cherche à coordonner de nombreuses actions au niveau national avec comme cible prioritaire, le surpoids. Des opérations d'information, de standardisation qualitative et de promotion de l'activité physique sont déclinées sur tout le territoire. (Témoignage de Martin Köhler, directeur de l'alimentation, des biotechnologies et du génie génétique au ministère de l'Agriculture allemand.L'Italie a présenté son programme « Gagner en Santé : faciliter les choix sanitaires » lancé en 2007 par le ministère de la Santé. Il vise la modification des comportements alimentaires inadéquats par l'information. Dans ce cadre, le gouvernement italien a réuni à Rome en décembre 2007, les 27 ministres de la santé des pays de l'UE et l'OMS pour signer une déclaration de coopération intersectorielle dans les politiques de promotion de la santé des citoyens européens. (Temoignage de  Pier Giuseppe Facelli, Chef du bureau des affaires internationales au ministère de la Santé italien).La politique alimentaire française : 5 chantiers en marcheEn clôture de cette journée, le Ministre français, Michel Barnier, a vivement remercié tous les participants qui à travers la qualité et la diversité de leurs responsabilités ont assuré la richesse du débat et remis la société, trop souvent écartée au coeur des défis alimentaires et agricoles de demain.Il a profité de son intervention pour développer son plan d'action politique et les 5 chantiers prioritaires pour l'offre alimentaire à venir. Ils portent sur :- la traçabilité des produits importés pour l'amélioration de la sécurité des produits et de leur conformité avec les normes européennes (un mémorandum sera présenté à ce sujet à la Commission européenne)- l'accessibilité aux fruits et aux légumes : cette mesure s'appliquera dès la rentrée scolaire 2008 avec des distributions gratuites dans plus de 1000 écoles des zones défavorisés avec une généralisation envisagée en 2009 grâce à un financement communautaire.- la qualité nutritionnelle dans la restauration collective : des normes nutritionnelles minimales seront rendues obligatoires dès la rentrée 2008 et contrôlés par les services de l'état- l'aide aux plus démunis : leur accès à une alimentation variée, équilibrée et en quantité suffisante sera amélioré.- le développement de l'Agriculture biologique : l'objectif est de multiplier par trois les surfaces consacrées à cette agriculture en 2012, de structurer les « filières bio » et de développer l'accès à leurs produites et leurs consommations.Pour conclure, le Ministre a précisé que les politiques publiques alimentaires devaient toujours relevé davantage « du contrat que de la contrainte ». Il a aussi réaffirmé son soutien et sa confiance vis à vis de la Politique Agricole Commune européenne. Pour lui elle est légitime et efficace puisque son coût effectif est inférieur au coût que représenterait « l'absence de PAC » en termes de désertification, d'emplois et d'importations.La PAC reste  un outil essentiel d'une politique alimentaire pour l'Europe du XXIe siècle par  son rôle majeur dans la régulation des marchés au bénéfice durable de tous : les agriculteurs, les consommateurs et les citoyens. Le débat européen doit à présent de focaliser sur sa rénovation pour une meilleure adaptation aux enjeux territoriaux, environnementaux et économiques actuels.Ce ne doit pas être une simple affaire d'experts, mais l'affaire de tous ; la France a une opportunité d'agir en ce sens à saisir avec la présidence de l'Union européenne qu'elle assurera au cours du second semestre 2008.Dans les cadres de ces conférences de « Parlons Agriculture », 2 autres rencontres ouvertes au public seront organisés dans les prochains mois et mobiliseront des acteurs et des experts européens et internationaux : "Quelles agricultures pour demain ?" le 21 mai 2008 à Paris (Cité des Sciences)"Qui va nourrir le monde ?" le 3 juillet 2008 à Bruxelles (Parlement européen)Caroline MORARDPôle ÉtudesResponsable du Groupe Santé &amp; Sport</description>
			    <pubDate>Wed, 07 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Agriculture : l'Europe face aux défis de la crise alimentaire mondiale</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/06/agriculture___l_europe_face_aux_defis_de_la_crise_alimentaire_mondiale.html</link>
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			    <description>Les craintes d'une crise alimentaire mondiale s'intensifient sur la scène internationale, où les émeutes se généralisent et les appels se multiplient. Lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé la communauté mondiale à prendre des mesures immédiates et à long terme pour endiguer la crise alimentaire qui s'installe désormais partout sur le globe. Selon le Programme alimentaire mondial, les réserves alimentaires sont à leur plus bas niveau depuis 30 ans dans le monde. La flambée des prix actuelle des matières premières agricoles fait peser une menace de « Tsunami humanitaire » (selon Louis Michel, Commissaire au Développement ) sur les pays qui ne sont pas en autosuffisance alimentaire. La situation est d'autant plus grave que, parallèlement, l'Aide au Développement accordée par le vingt-sept états membres à diminué l'an dernier, à 0,38% du PIB de l'UE, très loin de l'objectif de 0,7% d'ici à 2015 fixé dans le cadre du programme du millénaire de l'ONU. Bien que l'Europe reste de loin le premier donateur à l'Afrique cette « tendance est inquiétante voire dangereuse » estime le président de la Commission José Manuel Barroso.Il est donc largement admis qu'une responsabilité de régulation des marchés alimentaires mondiaux incombe à l'Europe mais quels sont les leviers d'action à sa disposition ? La politique agricole est au coeur du débat comme le pointe Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI : « l'agriculture : nouveau foyer de conflit ».Le 14 avril dernier, au Luxembourg, les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne se sont réunis pour discuter de la situation et des mesures à prendre. Une Intervention financière anticipée à travers le programme EchoC'est dans le cadre de son programme baptisé Echo que Bruxelles a proposé en mars dernier d'allouer 160 millions d'euros en 2008 au profit des « populations les plus vulnérables, victimes de pénuries alimentaires ». Ce financement, le plus important jamais annoncé par le service d'aide de la Commission européenne, servira notamment a renfloué le Programme alimentaire mondial de l'ONU dont les besoins ont été évalués à 325 millions d'euros.Une initiative européenne pour la sécurité  alimentaire initiée par la FranceRester intransigeant vis-à-vis de l'OMCLa France a exhorté lundi l'Union européenne (UE) à tout faire pour rester une puissance agricole forte à la lumière des crises alimentaires qui secouent le monde, notamment en restant intransigeante dans les négociations en cours avec l'OMC, où elle est sous pression pour réduire ses aides et droits de douane agricoles et en aidant davantage les pays pauvres dans ce secteur  pour qu'ils se rapprochent de l'autosuffisance. Produire plus et mieuxDans ce contexte de crise, Michel Barnier propose que l'UE produise "plus et mieux". Ce slogan est largement partagé par la Commission qui dans le cadre de la réforme de la PAC propose notamment de supprimer définitivement la jachère sur le blé, permettant ainsi d'augmenter la production de 10% et de faire baisser les prix. Cette jachère est d'ailleurs déjà supprimée à titre provisoire pour 2008. De même, la suppression des quotas, le découpage des aides représentent autant de mesures capables, aux yeux de Bruxelles d'augmenter la production européenne.Réorienter le budget de la PAC Selon le ministre français, le renoncement à la PAC serait une « faute politique » majeure.  Opposé à la suppression des aides directes au secteur agricole qui selon lui condamnerait l'agriculture européenne il prône une réorientation du budget de la PAC  sur « des outils de couverture des risques » permettant de stabiliser les marchés.  Une manière de répondre à ceux qui, comme la Grande-Bretagne, prônent une baisse des subventions agricoles de l'UE. Les Britanniques, s'ils partagent le souci d'aider les pays pauvres à faire face aux crises alimentaires, sont méfiants. Ils préfèrent traiter ces questions au niveau international plutôt qu'européen, notamment dans le cadre du G8.&amp;#8232;La France entend lancer dès sa présidence de l'UE au second semestre la discussion sur la place de l'agriculture dans la politique européenne, en vue du débat difficile à venir sur son budget après 2013. Nécessité de repenser certains politiques européennes à termeIl est évident que face à l'ampleur et l'emballement de la crise, il faut rapidement une aide financière internationale permettant aux pays les plus touchés d'accéder aux marchés alimentaires mondiaux. Le risque serait de n'apporter qu'une aide financière car cela ne conduirait qu'à alimenter la montée des prix. Garantir la sécurité  alimentaire de l'EuropeL'agriculture européenne de surproduction a laissé la place à une situation où la demande est plus forte que l'offre. « Il importe de trouver les instruments de régulation adaptés » souligne Stéphane Le Foll, membre de la Commission Agriculture. En effet, la mise en place de filets de sécurité supplémentaire tels que des stocks d'intervention permettrait de minimiser les conséquences tragiques en terme de sécurité alimentaire en cas de récession économique, de crise sanitaire ou de catastrophe naturelle potentielles. Reconsidérer les programmes des subventions agricolesEn 2001, l'Union européenne (UE) s'était engagée à reformer progressivement les différentes formes de subventions qui permettent à ses producteurs d'exporter leurs produits. Même si leur montant est depuis en nette diminution, elles font à nouveau l'objet d'accusations face à la crise alimentaire. Ainsi, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU les a qualifiés le 20 avril en ouverture de la Cnuced de « reliques démodées » et à enjoint les nations les plus riches à repenser leurs programmes. Pour sa part, le président brésilien Lula da Silva a dénoncé la « tentation de pratiques protectionnistes des pays riches ».En Europe, ces subventions aux agriculteurs compensent la différence entre le prix pratiqué dans la communauté et les cours mondiaux, plus bas. Cette pratique, crée inévitablement des distorsions de concurrence souvent considérées comme contraires aux intérêts des pays en développement. L'argument est le suivant : les subventions des pays occidentaux, et spécialement en Europe, au Japon et aux États-Unis, freinent la croissance des pays du Sud en saturant les marchés internationaux de produits dont le prix est inférieur à leur valeur, obligeant les agriculteurs du Sud à vendre leurs propres produits moins chers. Ces subventions non seulement bloquent les opportunités d'exportations, mais forcent souvent les pays dont les économies sont largement basées sur l'agriculture à importer des denrées alimentaires. Cette remise en cause de ces subventions prend face à la crise en cours tout son sens. En particulier, les subventions à l'exportation, que les gouvernements accordent pour écouler leur production excédentaire à bas prix, ont eu un effet dévastateur sur les agriculteurs des pays en développement qui se trouvent dans l'incapacité de fournir des produits compétitifs même sur les marchés locaux. C'est l'une des pierres d'achoppement des négociations de l'OMC, qui condamnent à chaque nouveau cycle de négociations commerciales internationales ce système de subventions qu'elle a d'ailleurs classé ces dans plusieurs boîtes en fonction de leur impact "distorsif" sur le marché mondial.Avant fin avril 2009 (pour les subventions touchées en 2008), tous les états-membres européens vont devoir publier la liste détaillée de tous les bénéficiaires des subventions agricoles, au niveau national, cette information devant par ailleurs être disponible pour le public via l'Internet, avec un moteur de recherche approprié. La commission européenne espère que grâce à un contrôle public renforcé de leur utilisation, la transparence améliore la gestion de ces fonds, considérables (La PAC consomme 40% du budget annuel européen, avec environ 100 milliards d'euros),Il ne fait aucun doute que ces subventions exacerbent les inégalités existantes dans le domaine de la production et du commerce agricoles, mais leur élimination, à elle seule, ne constitue pas une condition suffisante pour sortir les agriculteurs des pays en voie de développement des situations complexes de pauvreté.Favoriser l'autonomie alimentaire des pays en développementIl faut donc parallèlement permettre à ces populations à se doter d'un système agricole local productif. &amp;#8232;&amp;#8232;En faveur de ce soutien, Bernadette Bourzai, vice-présidente de la commission Agriculture du PE explique : "Dans les pays en développement, l'Europe doit soutenir les culture vivrières traditionnelles, que son productivisme triomphant a contribué à détruire, afin que ces pays ne soient plus victimes des prix et que l'on parvienne à une souveraineté alimentaire mondiale". Revoir les objectifs de la politique des biocarburantsPlébiscités par les pouvoirs publics pour se substituer progressivement au pétrole, les biocarburants sont aujourd'hui pointés du doigt comme un des principaux facteurs à l'origine de la crise alimentaire. Les politiques de soutien actif dont ils ont fait l'objet en Europe visaient à sécuriser les approvisionnements énergétiques des pays, réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et fournir une nouvelle source de revenus aux agriculteurs. Aujourd'hui de nombreuses voix s'élèvent et dénoncent leurs inconvénients : hausse des prix des denrées alimentaires, perte de biodiversité, augmentation de la pression polluante sur l'environnement... La politique de l'UE se trouve donc aussi au coeur du débat de la crise alimentaire par ce biais là. En effet, l'UE s'est fixé un objectif d'utilisation de 10% de carburant végétal dans la composition des carburants en 2020.L'efficacité environnementale de la politique européenne est également épinglée. Un récent rapport (non-officiel) du JRC, organisme scientifique de la Commission européenne, analysant les avantages et les inconvénients des biocarburants mettrait sérieusement en doute l'efficacité de cette politique en termes de réductions d'émission de GES, d'amélioration de la sécurité des approvisionnements et de création d'emplois.  Certains chefs d'Etat s'en soucient en Europe. Gordon Brown a ainsi appelé les Nations Unies, la Banque mondiale et le FMI à examiner l'impact des biocarburants sur l'envolée des prix agricoles. La France milite aussi pour encadrer strictement le développement des biocarburants afin qu'ils ne prennent pas la place des cultures alimentaires. &amp;#8232;Elle demande enfin à l'UE de "réorienter les aides au développement et à la coopération vers l'agriculture", domaine délaissé à ses yeux depuis 30 ans.L'Agence européenne de l'Environnement, un organisme relevant directement de la Commission européenne, a recommandé la suspension de l'objectif pour les biocarburants. Mais cet objectif et la politique européenne ne sont officiellement pas remise en cause a réaffirmé dernièrement le porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas. Négociation avec l'OMC, remise en cause des politiques de subventions agricoles, rivalités historiques des partenaires européennes sur sujet de la PAC, positionnement sur les biocarburants, remise en cause de la politique environnementale européenne, nouvelles implications envisagées pour la PAC nous voyons ici que lutter contre la crise alimentaire sera lourd d'implications pour l'Union. C'est pour avancer efficacement et mutuellement sur ces questions, l'agriculture européenne sera un thème majeur de la toute prochaine présidence française de l'Union.Caroline MORARDPôle ÉtudesResponsable du Groupe Santé &amp; Sport</description>
			    <pubDate>Tue, 06 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Ouvrir et encadrer le monde des jeux</title>
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			    <description> En libéralisant les jeux en ligne, l'UE ne privilégie t'elle pas les profits à court-terme de sociétés de jeux au détriment d'intérêts légitimes comme la viabilité de certains secteurs économiques ou la protection des joueurs compulsifs?Monsieur le Député européen Jacques Toubon, Membre de la Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs et  membre suppléant de la                                    Commission des affaires juridiques  nous répond. La question ne se pose pas, me semble t'il,  en ces termes. Permettez-moi de préciser les choses. L'Union européenne ne libéralise pas les jeux en ligne, elle n'a proposé aucune législation en ce sens et aujourd'hui, la Commission se refuse à proposer tout règlement de ce type.  Ce qui est vrai c'est que la Commission européenne considère les jeux d'argent et les paris en ligne comme des services ordinaires qui, à ce titre, doivent bénéficier de la libre prestation de services et de la liberté d'établissement (article 43 et 49 du Traité). Dès lors, de nombreuses sociétés Internet se sont lancées avec la Commission européenne à l'assaut des derniers monopoles d'État et la CJCE a fini par imposer l'ouverture au cas par cas.Le système français actuel est organisé autour de deux monopoles, la FDJ et le PMU pour les loteries et un système d'autorisation très encadré pour les casinos. Tout le reste est prohibé. Les opérateurs sont connus et identifiés et l'ordre social n'est pas menacé par une offre prolifique et incontrôlée. Ce système a bien fonctionné jusqu'à l'arrivée d'Internet et ensuite du jeu en ligne. Ce schéma est désormais dépassé.Le gouvernement français en a pris acte. Il n'est plus imaginable d'ignorer ce qui se produit aujourd'hui: il est en effet possible depuis longtemps pour les internautes français de parier en ligne sur quantités de sites basés à l'étranger, soumis à une fiscalité bien plus avantageuse et qui ne reverse pas un centime à l'État français alors qu'ils organisent des paris sur des courses hippiques et des compétition sportives françaises.Afin de se conformer aux exigences de la Commission européenne et aux arrêts de la Cour (Gambelli, Placanica..), la France a décidé d'ouvrir le secteur des jeux en ligne à la concurrence, du moins à mettre en place une "ouverture contrôlée". La France va même aller au delà des exigences européennes. Alors que la Commission n'exigeait que l'ouverture des paris sportifs à la concurrence, la France va également ouvrir le marché des jeux de hasard en ligne, à l'exception des loteries et des machines à sous considérées comme trop addictives.Il faut noter qu'aujourd'hui, 75% du produit brut des jeux en ligne sont réalisés par des opérateurs non autorisés. Ou encore, le chiffre d'affaires du marché illégal des jeux en ligne est estimé entre 6 et 10 milliards d'euros par an. Il est donc urgent de combattre un phénomène qui prospère de façon illicite. Compte tenu des intérêts publics en présence, protection des consommateurs, sécurité générale, lutte contre la délinquance et la criminalité, recettes fiscales des États membres, toute ouverture maitrisée doit permettre d'empêcher que des opérateurs légaux autorisés soient concurrencés par des acteurs illégaux. Ex: sur un même territoire, les opérateurs légaux sont soumis à une certaine fiscalité et les opérateurs illégaux ne paieront pas cette fiscalité; il faut empêcher ces opérateurs illégaux d'accueillir les joueurs.Pour ce faire, la France entend  octroyer des licences à certains opérateurs qui pourront pratiquer légalement des activités de jeux en ligne en France. Le gouvernement français évoque la possibilité d'octroyer une vingtaine de licences par secteur (paris sportifs, hippiques et jeux de hasard) mais dans les mêmes conditions fiscales que celles imposées à la FDJ et au PMU.  Il s'agira également d'imposer un juste retour à la filière hippique et de maintenir le pari mutuel. Ce système de licence permettra de lutter contre les problèmes de blanchiment d'argent et d'addiction des joueurs. La France compte donc  ouvrir, certes, mais en posant ces limites tant en vue de protéger ses recettes fiscales, que des consommateurs contre la ludopathie. Les opérateurs étrangers devront se conformer au schéma retenu par la France; schéma très éloigné de ce qu'ils ont mis en place dans certains paradis fiscaux comme Malte ou Gibraltar.Le jeu n'est pas neutre socialement. L'ouverture aussi maitrisée soit elle demande à être extrêmement vigilant sur le contrôle des opérateurs agrées, leur offre de jeux, le contenu de leur cahier des charges... La France a raison de procéder par étape, de ne pas tout ouvrir tout de suite au risque de se retrouver face à un phénomène non maitrisableL'enjeu pour la France est de réussir à créer un secteur de jeu responsable conforme aux dispositions des Traités et aux arrêts de la Cour. Par ailleurs, au niveau européen, il est urgent de créer un marché européen doté d'un cadre juridique stable qui protège les consommateurs. Il n'y doit plus y avoir de conflit entre les opérateurs.L'Atelier Europe remercions chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à le retrouver sur son site.</description>
			    <pubDate>Mon, 05 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Rendez-vous à Lille le 7 mai!</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Mai/01/rendez_vous_a_lille_le_7_mai_.html</link>
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			    <description>Qu'est-ce qu'être Européen?Venez débattre de cette question avecJean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'État en charge des Affaires européennesdes artistesdes intellectuelsdes politiquesdes représentants de la société civileLe 7 mai à partir de 14hau Grand Palais de LillePlus d'informations Plus d'informations sur Parole d'Europe Pour vous inscrire   </description>
			    <pubDate>Thu, 01 May 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Que défend un Député européen?</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Avril/28/que_defend_un_depute_europeen_.html</link>
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			    <description> Nous terminons notre série consacrée au 50ème anniversaire du Parlement européen (voir ici  et là). C'est Madame la Députée européenne Nicole Fontaine, ancienne Présidente du Parlement européen et ancienne Ministre qui répond à notre dernière question: Un député européen doit-il défendre ses idées politiques ou les intérêts de son pays ? Le consensus en faveur d'une construction européenne au sein de l'hémicycle bruxellois ne contribue-t-il pas à brouiller son message ? Il  y a quelques années, lors d'un débat radiophonique que j'avais eu avec Pervenche Berés quelques jours avant mon élection à la Présidence du Parlement européen, cette collègue avait fini par confier, sous la pression d'évidences qui l'embarrassaient : «de toute  façon, avant d'être européenne, je suis française, et avant d'être française, je suis socialiste !»Cette réplique, qui avait choqué certains, ne faisait que traduire le clivage assez profond qui sépare d'une part ceux qui pensent qu'il existe un antagonisme ou une hiérarchie assez irréductibles entre les convictions politiques et les intérêts du pays auquel on appartient, et d'autre part ceux pour qui l'honneur et l'objectif de l'engagement politique consistent au contraire à rechercher comment ordonner les convictions politiques aux intérêts légitimes de son pays.La première position repose sur la défiance a priori, et la seconde sur le volontarisme. La première est stérile, la seconde est constructive. C'est une différence majeure.À l'échelle européenne, et donc au Parlement européen, les termes du débat sont simples : D'une part, c'est à la construction européenne, qui bannit le nationalisme exacerbé, que l'Europe doit la paix qu'elle connaît depuis près de soixante dix ans, après les tragédies fratricides qui l'ont déchirée et ruinée.  Construire l'Europe s'impose pour bannir la guerre. D'autre part, dans le monde tel qu'il est devenu, aucun de nos États européens ne peut plus revendiquer la position dominante, économique, linguistique, politique ou militaire, qu'il a pu avoir dans le passé, et notamment  au plan économique, à celui de la défense, et même à celui des produits culturels. Que compterait une France de 66 millions d'habitants, si elle décidait de s'isoler de façon protectionniste ou repliée, face au milliard et demi de Chinois dont les produits inondent et inonderont inexorablement tous nos marchés, et aux autres grandes entités régionales surpuissantes que sont les États-Unis, l'Inde, la Russie, et bientôt le Brésil ou d'autres ?Le seul avenir réaliste de la France, c'est-à-dire  en fait son intérêt vital, est dans sa capacité d'influence au sein d'une Europe unie qui, avec ses 500 millions d'habitants et l'économie la plus forte du monde, peut seule être  de taille à résister et à compter sur la scène internationale pour défendre ses intérêts et protéger ses valeurs. L'Europe unie est le levier d'avenir de la France, si elle sait y prendre toute sa place, non pas pour la dominer mais pour convaincre et entraîner.Le cas d'actualité des jeux olympiques de Pékin est exemplaire : si la France se positionne seule face au comportement chinois au Tibet, sa voix ne fera pas changer les choses et elle ne fera que perdre des marchés, par rétorsion. Si toute l'Europe est unie, et notamment sous la pression convaincante de la France, patrie des droits de l'homme, la Chine ne pourra pas, d'une manière ou d'une autre, dédaigner, immédiatement ou à terme, la position de l'ensemble du continent européen.Dans ce contexte, opposer les convictions politiques et l'intérêt du pays n'a pas de sens. L'Union européenne n'est ni l'absorption des États et des nations qui la composent, dans un conglomérat au pouvoir supranational, ni une « auberge espagnole » qui serait réduite à la juxtaposition d'égoïsmes nationaux. La quasi-totalité des décisions, directives ou règlements européens, ne sont pas le fruit de consensus mous, mais l'aboutissement, souvent très laborieux, de compromis qui parviennent précisément à concilier dans une législation européenne commune à tous, à la fois les intérêts légitimes et les spécificités, souvent très ancrées, de chacun de nos États. C'est en cela que le mandat de député au Parlement européen est exaltant. En supprimant progressivement, par des législations communes ou harmonisées, toutes les barrières héritées de l'histoire, qui, en subsistant, ne feraient du continent européen qu'un patchwork obsolète de pays, autrefois puissants, mais désormais petits ou moyens, et inadaptés au contexte nouveau du monde, nous construisons de façon positive, la nouvelle histoire, c'est-à-dire le nouvel avenir, de l'Europe.Le consensus en faveur d'une construction européenne au sein de l'hémicycle bruxellois ne contribue-t-il pas à brouiller son message?Je ferai deux observations :La  première est qu'au terme des traités, le siège du Parlement européen est à Strasbourg, et non à Bruxelles, même si j'aimerais que le gouvernement français s'en préoccupe vraiment avant qu'il ne soit trop tard, car les pressions sont de plus en plus fortes et risquent de devenir à brève échéance, irrépressibles. Il en est de même d'ailleurs en ce qui concerne la marginalisation, qui s'est accélérée au cours des dernières années, du français au sein des institutions européennes.Ma seconde observation est que le « consensus» auquel se réfère la question ne comporte qu'un dénominateur commun : celui de la conviction, qui est effectivement unanime ou quasi unanime, qu'en dehors de la construction européenne, il n'existe aucun avenir sérieux de puissance et de progrès pour chacun de nos États. Les valeurs de principe qui fondent l'Europe sont également largement partagées, et se retrouvent à la fois dans les traités et la charte des  droits fondamentaux, désormais intégrée au traité de Lisbonne. Mais sur le reste, les divergences sont vives et nombreuses et portent sur le comment de la construction européenne, son espace, sa philosophie économique et sociale, sa défense, ses cultures, ... Le chemin de l'union est loin d'être un fleuve tranquille.Pour avoir siégé au Parlement européen de façon quasi continue depuis 1984, mon grand regret restera d'avoir constaté que la grande majorité de la classe politique hexagonale n'a pas compris ou su comprendre son importance, alors que sa montée en puissance a été constante. Toutes les élections européennes que j'ai connues se sont faites essentiellement sur des enjeux politiques nationaux.Au surplus, trop longtemps, les députés européens français se sont signalés par leur absentéisme, en raison notamment d'autres mandats électifs. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais ils restent réputés pour leur dispersion qui les condamne à l'impuissance au sein des groupes politiques où se prennent les décisions de vote dont les assemblées plénières ne sont que les « grand-messes » publiques. Un seul exemple : le groupe du PPE compte 288 députés. Les Allemands y sont 49 et les Français 18. Tous les postes importants, qui sont attribués équitablement sur la base de la règle d'Hondt, c'est-à-dire en fonction de l'importance numérique relative des délégations nationales, leur échappent de façon naturelle, et lors des votes internes, leur voix ne peut compter que pour ce qu'elle est.La capacité à savoir convaincre ses partenaires, sans l'arrogance, réelle ou supposée, qu'on lui prête souvent est le vrai, pour ne pas dire le seul, problème de la France au Parlement européen.L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame la Députée européenne pour sa participation aux Lundis de l'Europe.</description>
			    <pubDate>Mon, 28 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>Ca s'est passé à la Commission cette semaine... 14 avril 2008</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Avril/24/ca_s_est_passe_a_la_commission_cette_semaine..._14_avril_2008.html</link>
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			    <description>L'actualité de cette semaine a été marquée par de nombreuses décisions et déclarations en matière économique, une forte préoccupation des consommateurs ainsi que quelques avancements à l'international.L'économie dans l'UETout d'abord, au niveau de la concurrence, la semaine a été encore plus riche que la précédente. En effet, la Commission a rendu cinq décisions à propos de concentrations. Mais ce sont les aides d'État qui ont été mises à l'honneur, avec pas moins de 10  décisions rendues. Deux d'entre elles ont été l'occassion de rappeler deux principes: un État ne peut pas octroyé une aide à l'exportation à certaines de ses entreprises sans perturber le marché commun. La seconde décision, qui ordonne à l'État la récupération d'aides illégales qu'il avait versées à une entreprise en difficulté, revient sur la nécessité de la viabilité à long terme de l'entreprise aidée.Cette semaine a été aussi l'occasion pour la Commission de remarquer que l'excédent commercial atteint un niveau historiquement bas, puisqu'il a chuté de 17% en 2007 par rapport à 2006, représentant uniquement 1% du total des dépenses.Santé Publique et protection du consommateurMonsieur Piebalgs, Commissaire européen responsable de l'énergie a souligné l'importance de l'énergie nucléaire dans la transition vers une économie à faibles émissions de CO2. Dans le même temps, la directive « Qualité de l'Air » vient tout juste d'être définitivement adoptée, après 2 ans et demi de travaux parlementaires.En matière de  protection des consommateurs, la Commission indique dans son rapport annuel RAPEX que le nombre de produits jugés dangereux par les institutions communautaires et retirés du marché a progressé de 53% en 2007 par rapport à 2006. Le rapport explique que si la proportion de produits jugés dangereux croît, c'est parce que la surveillance s'améliore, et par conséquent la protection du consommateur également. Les produits les plus touchés sont en premier lieu les jouets, les véhicules motorisés, les appareils électriques et les cosmétiques. Plus de la moitié des produits dangereux provenaient de Chine.Une enquête de l'Eurobaromètre révèle que 64% des Européens sont préoccupés par la protections des données. Ils estiment à ce sujet que la réglementation n'est pas suffisamment stricte même s'ils pensent qu'elle ne pourra jamais faire face au volume d'informations personnelles échangées toujours croissant.La Commission a également annoncé la transformation d'Europol en une Agence de l'Union en 2010, ce qui fera de ce centre de coordination policière de l'UE un organisme de l'Union à part entière. Cela se traduira, d'un point de vue institutionnel, notamment par un financement communautaire et non plus intergouvernemental, un changement de statut pour les agents... Sur la substance, l'extension du mandat d'Europol à toutes les formes graves de criminalité transfrontalière représente un progrès dans le renforcement de la coordination policière en Europe et de la sécurité des citoyens.L'UE à l'InternationalLa semaine fut tout d'abord marquée par la bilatéralité : L'UE a en effet signé un accord avec le Monténégro sur l'adhésion à l'OMC; engagé un dialogue avec le Brésil; étendu sa coopération avec le Mexique et débuté des négociations avec les États-Unis. Concernant le Brésil, la Commission européenne a entamé cette semaine un nouveau processus structuré de dialogue, consacré aux politiques sociales. Les deux parties mettront en commun leur savoir dans les domaines de la législation et des politiques et programmes à réaliser afin de parvenir à une meilleure cohésion sociale. Les modalités de ce processus sont inscrites dans un protocole d'accord signé à Bruxelles par le commissaire européen aux affaires sociales, Vladimír Špidla, et le ministre brésilien du développement social et de la lutte contre la faim, Patrus Ananias.Vladimír Špidla, s'est ensuite envolé pour Mexico dans le but d'y entamer un nouveau dialogue UE-Mexique sur l'emploi et la politique sociale. Les deux partenaires ont échangé leurs connaissances et leurs expériences au regard d'enjeux communs comme la lutte contre la pauvreté et l'amélioration de la cohésion sociale. C'est la première fois que l'UE et le Mexique étendent leur coopération au domaine social. Surtout, le Conseil à autorisé la Commission à ouvrir des négociations avec les États-Unis en vue de la conclusion d'un accord sur certaines conditions d'accès au programme d'exemption de visa.Dans le domaine de l'immigration, la Commission a par ailleurs fait part de la création future d'un bureau d'appui en matière d'asile. Ce bureau serait chargé d'apporter un soutien structurel et financier nécessaire à la concrétisation du régime d'asile européen commun.Constance de PÉLICHYPôle Journal </description>
			    <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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			    <title>5 avril 2007 : Androula Vassiliou remplace Markos Kyprianou en tant que Commissaire européen à la santé.</title>
			    <link>http://europe.blogpremium.com/2008/Avril/24/5_avril_2007___androula_vassiliou_remplace_markos_kyprianou_en_tant_que_commissaire_europeen_a_la_sa.html</link>
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			    <description> Source: Commission européenne Le gouvernement chypriote a désigné Androula Vassiliou  pour remplacer Markos Kyprianou au poste de Commissaire européen à la santé, fonction qu'il quitte pour devenir ministre des Affaires étrangères de son pays. Conformément au traité européen, Monsieur Kyprianou ne pouvait être remplacé que par un autre Chypriote, la Commission européenne devant compter un commissaire par État membre. Avant d'entrer pleinement en fonction, et dans le respect de l'accord-cadre passé entre le PE et la Commission, Madame Vassiliou a été auditionnée le 1er avril par la commission en charge de la Santé au sein du Parlement, qui a rendu le 2 avril un avis favorable sur cette nomination.Parcours de Madame VassiliouAvocate de formation, Madame Vassiliou a été élue à deux reprises au Parlement chypriote (1996-2001 et 2001-2006). Elle a notamment siégé à la commission des affaires européennes et à la commission parlementaire mixte Chypre   UE. Elle a participé en qualité de représentant suppléant à la Convention sur l'avenir de l'Europe (2001-2003). Elle a également été vice-présidente du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (Parti ELDR, 2001-2006) et, en cette qualité, présidente du Réseau européen des femmes libérales. Depuis 2002, elle préside le conseil d'administration du Centre d'oncologie de Chypre. Elle est par ailleurs l'épouse de l'ancien président de la République chypriote George Vassiliou (1988-1993).Ses priorités et ses propositions pour sa mandatureLe 1er avril, lors de son audition devant la Commission Environnement et Santé publique  du Parlement (ENVI) la nouvelle commissaire a répondu à une soixantaine de questions explorant le champ des actions communautaires à venir ou attendues par les parlementaires.Cette audience avait pour objectif de présenter aux commissions parlementaires les opinions de la nouvelle commissaire concernant les enjeux de son portefeuille   à savoir la santé publique et la sécurité alimentaire, nous vous présentons ici les points clés de son intervention et de son action à venir. La commissaire désignée était particulièrement attendue sur la question des soins de santé transfrontaliers. Le Parlement s'était agacé à plusieurs reprises des reports successifs du dossier sous son prédécesseur, Markos Kyprianou, et attendait un positionnement fort de Madame Vassiliou. Visiblement très concernée par ce dossier, la commissaire a rassuré les députés en annonçant une présentation de la directive pour le mois de juin 2008, dans le cadre du paquet social de la Commission. Elle a ainsi montré sa détermination à faire adopter la proposition visant à favoriser les droits des patients européens et de leur accès aux soins de santé partout dans l'UE comme stipulé dans le traité. Madame Vassiliou a toutefois indiqué que la proposition, qui devrait être retravaillée, contiendrait des changements importants par rapport à la version de décembre 2007 de la directive, notamment avec  une clause de sauvegarde et dans le domaine des autorisations préalables. Autre dossier abordé la lutte contre le cancer, pour laquelle le Parlement, et notamment son groupe d'action contre le cancer, souhaite créer une entité commune aux trois institutions qui coordonnerait les actions et efforts dans ce domaine. Sur ce point, Androula Vassiliou n'a pas manifesté son désaccord, mais estime qu'il convient d'abord de "se demander si une telle structure ne créerait pas un niveau bureaucratique supplémentaire" inutile. Le Conseil informel des ministres de la santé qui se tiendra ce mois d'avril en Slovénie sera "l'occasion d'en discuter", a-t-elle ajouté.En ce qui concerne le dépistage du cancer, elle a indiqué que la Commission allait évaluer si les objectifs en la matière dans les Etats membres avaient été atteints et procèderait le cas échéant à une réévaluation de la directive européenne à ce sujet, notamment pour inclure d'autres types de cancers à dépister de façon précoce. Sur le sujet de la maladie d'Alzheimer, Madame Vassiliou a évoqué le paquet "vieillissement et santé mentale" qui devrait être présenté le 13 juin 2008. La maladie d'Alzheimer fera partie de ce plan et ne fera pas l'objet d'un traitement spécifique. Les conférences et les travaux prévus sous présidence française "nous donneront l'occasion de voir ce qui peut-être fait plus précisément sur cette maladie", a toutefois ajouté Madame Vassiliou. Concernant la politique anti-tabac, Madame Vassiliou a déclaré que "comme son prédécesseur, elle souhaitait continuer les efforts pour lutter contre le tabagisme" et qu'il est "important de ne pas imposer des règles mais de faire comprendre les risques".Madame Vassiliou a annoncé sur ce sujet "la possibilité de proposer une directive européenne interdisant le tabac sur les lieux de travail".  Pour la sécurité alimentaire, Madame Vassiliou a promis d'accélérer la procédure législative sur les additifs. Elle a aussi souligné qu'elle avait l'intention de travailler avec le Parlement et le Conseil pour faire avance les choses sur l'achèvement du paquet sur les agents améliorants alimentaires, les propositions relatives aux produits de protection des plantes, aux nouveaux aliments et à la simplification des règles sur la commercialisation des aliments pour animaux.En ce qui concerne les OGM, elle a affirmé que certains arguments liés à la Santé publique avaient récemment attiré son attention et a annoncé qu'elle était déterminée à les étudier attentivement avant toute action ou décision de la Commission à ce sujet. Elle a précisé qu'en matière de renforcement des contrôles de sécurité alimentaire sur les produits importés de pays tiers, elle était consciente du contexte des pénuries et des hausses des prix et entendait se pencher sur ces questions afin de prendre des décisions équilibrées.La nomination de Mme Vassiliou a été définitivement adoptée jeudi 3 avril lors de la conférence des présidents des groupes politiques du Parlement. La nouvelle commissaire occupera ses fonctions pendant 18 mois, le mandat de la Commission Barroso devant s'achever à l'automne 2009.Caroline MORARDPôle ÉtudesResponsable du Groupe Santé &amp; Sport</description>
			    <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
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