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 | Dans la foulée de notre note précédente sur l'Appel de Rome, nous avons demandé à Madame le Député européen Tokia Saïfi, membre de la Commission du commerce international au Parlement européen et Présidente de la commission politique de sécurité et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), si: "L'Union méditerranéenne peut mobiliser nos partenaires européens?"
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"Convaincu du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité et de tolérance, le Président de la République Française avait lancé lors de la campagne électorale l'idée de créer une Union de la Méditerranée à même d'instituer un partenariat égalitaire entre les deux rives de la Méditerranée. Très vite, nombre de ses homologues et partenaires européens ont partagé l'idée de redonner une "impulsion politique majeure" à ce bassin méditerranéen. Aussi le 20 décembre dernier à Rome, le Président de la République Française, le Président du Conseil des Ministres de l'Italie et le Président du Gouvernement espagnol, ont lancé l'Appel de Rome pour réfléchir ensemble au projet d'Union pour la Méditerranée. A cette fin, ils se sont également mis d'accord pour inviter les Chefs d'Etat et de Gouvernement des pays riverains de la Méditerranée à se réunir avec les pays de l'Union européenne le 14 juillet prochain.
La valeur ajoutée de l'Union pour la Méditerranée repose sur ce nouvel élan politique, qui doit être partagé par l'ensemble des pays de l'Union européenne. Le bilan des relations euro-méditerranéennes on le sait est quelque peu mitigé et l'Union européenne (UE), qui a fait beaucoup d'efforts vis-à-vis de l'Est (élargissement) doit désormais regarder vers son flanc Sud. Les défis politiques, économiques, écologiques et culturels sont immenses au sein de cette zone; et force est de constater, que la Méditerranée est la seule zone au monde qui ne dispose pas, à la différence d'autres régions (ALENA, ASEAN), de mécanismes de coopération à la hauteur de la nécessité et des défis qui existent.
Aussi, l'Union pour la Méditerranée aura vocation à être le cœur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée. Cette Union, fondée sur le principe de la coopération, et mobilisant sociétés civiles, entreprises, associations, collectivités locales et ONG aura comme dessein de développer des projets concrets. La philosophie est en effet de faire en sorte qu'il y ait des projets concrets pour établir des solidarités concrètes entre les Etats membres de la rive nord et de la rive sud de la Méditerranée. De nombreux domaines seront concernés: l'environnement (dépollution de la Mer Méditerranée); la sécurité civile, la surveillance des passages, la lutte aussi contre les catastrophes naturelles, le renforcement de la coopération en matière d'éducation et de formation (Erasmus Med), etc...
Il est évident que les pays riverains de la Méditerranée auront vocation à coopérer dans ce cadre le plus étroitement possible et à y être représentés au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement mais il est aussi nécessaire que les pays non riverains de la Méditerranée soient aussi impliqués dans les projets de leur choix. En effet, la politique européenne envers la Méditerranée concerne l'ensemble des pays de l'UE.
Sur ce point, le président de la République française et ses homologues italien et espagnol ont tenu à rappeler que cette "Union n'a pas vocation à se substituer aux procédures de coopération et de dialogue qui réunissent déjà les pays de la Méditerranée, mais à les compléter et à leur donner une impulsion supplémentaire dans un esprit de complémentarité et de coopération avec toutes les institutions existantes".
Certes le processus de Barcelone (qui réunit les pays de l'UE et leur dix partenaires méditerranéns) a un bilan contrasté (Processus de Paix au Moyen Orient difficile, poussée démographique et chômage massif chez les jeunes, problèmes migratoires...) mais à l'instar de la politique de voisinage, il constitue un cadre communautaire plus que nécessaire et déterminant pour la bonne conduite de cette politique. Le Processus de Barcelone et la politique européenne de voisinage resteront, donc, centraux dans le partenariat entre l'UE sans son ensemble et ses partenaires de la Méditerranée. Le Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, pour répondre aux inquiétudes de son homologue allemand a ainsi réaffirmé que le projet d'Union pour la Méditerranée n'avait pas vocation à "doublonner les structures existantes". Selon lui, "c'est plus une question d'articulation entre la Méditerranée et l'Union européenne pour aller au -delà du processus de Barcelone et donner une visibilité plus importante à cette coopération, mais cela doit se faire en pleine articulation avec ce qui existe déjà au niveau européen". Sur la question du financement de tels projets, les autorités travaillant à cette Union ont tenu également à souligner qu' "évidemment à partir du moment où l'Union pour la Méditerranée ferait appel pour un certain nombre de projets à des instruments communautaires, les règles existantes en matière d'attribution de financement communautaire quelle qu'elles soient devraient être pleinement respectées".
Ce projet d'Union pour la Méditerranée n'a donc pas vocation à écarter certains de nos partenaires européens mais au contraire à tous les mobiliser. C'est vraisemblablement sur la base du volontariat que cette participation devra s'effectuer et sera selon les autorités, ouverte, volontaire et donc à géométrie variable en fonction des projets.
Lors d'une audition devant la commission politique de sécurité et des droits de l'homme de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne que je préside, (l'APEM= unique institution démocratique et représentative du partenariat euro-méditerranéen), le Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a ainsi rappelé que ce projet n'était pas "une machine de guerre contre l'UE et contre le partenariat euromed."
Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son site.

Dans moins de deux mois maintenant les français vont devoir faire un choix déterminant: un choix pour les générations futures, un choix pour la France, un choix pour chacun d'entre nous.  | Le 6 mai, donnons à notre pays les moyens d'une politique ambitieuse redonnant confiance aux français avec Nicolas Sarkozy. Face à cet enjeu capital, nous devons tous, militants, élus, sympathisants, être solidaires et actifs derrière notre candidat afin qu'ensemble tout devienne possible.
J'ai manifesté mon engagement dans cette élection importante en lançant, le 27 février à Lille avec d'autres parlementaires du Nord, le Comité de soutien de Lille - Métropole à Nicolas Sarkozy.
Le travail de rassemblement que nous menons au sein de ce comité de soutien permettra de conduire de nombreuses actions en vue des échéances à venir. |
Car notre projet, c'est celui d'une France rassemblée, dont le Président sera porteur d'une nouvelle vision pour notre pays, solidaire, responsable et exigeante à la fois.
Le programme proposé par Nicolas Sarkozy incarne cet objectif.
Alors que l'année 2007 a été déclarée "Année européenne de l'égalité des chances pour tous", les Etats membres sont appelés à tout mettre en œuvre afin que les chances de réussite soient égales pour tous. Je salue l'engagement de Nicolas Sarkozy à lutter sans tabous contre toutes formes de discriminations afin de défendre les valeurs et les principes qui font la force de la République. En tant que députée au Parlement européen, j'accueille avec grand intérêt la volonté affichée de Nicolas Sarkozy de placer la question européenne au cœur du débat. En effet, il incarne une ambition pour la France mais également une ambition pour l'Europe, pour une Europe politique dotée d'Institutions réformées et efficaces. Face à une mondialisation en marche, la question européenne doit figurer au titre des priorités de la campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy a fait sienne cette exigence et propose de véritables initiatives pour la relance du projet européen comme en témoigne la proposition d'un Traité simplifié pour débloquer l'Europe.
Enfin, j'appuie vivement ses propositions à l'égard des relations avec la Méditerranée et soutiens pleinement sa volonté affirmée de renforcer le dialogue entre l'UE et la Méditerranée. Comme il a pu le souligner à plusieurs reprises et notamment à Madrid le 27 février dernier, il est essentiel de se tourner davantage vers cette zone qui renferme à elle seule tous les défis du XXIème siècle.
Face à l'enjeu de la Méditerranée, le dialogue euro-méditerranéen initié à Barcelone en 1995 sur le plan économique, social et culturel, doit être à la hauteur des objectifs fixés pour une Méditerranée pacifiée et prospère. C'est ce qu'a rappelé notre candidat en disant que l'avenir de l'Union européenne se jouait en Méditerranée.
Tokia Saïfi Député européen
Madame le Député européen Tokia Saïfi, membre de la Commission du commerce international au Parlement européen et membre à l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne, répond à notre question: "L'UE vient de signer avec le Maroc un accord novateur en matière de transports, puisqu'ils couvrent des questions d'habitude absentes de ce type de traité. Ce rapprochement législatif est-il le prélude de ce que devraient être les rapports entre l'UE et ses voisins, en particulier du bassin méditerranéen?"En décembre 2006, la présidence finlandaise de l'Union européenne, le Vice-président et Commissaire européen aux transports, Jacques Barrot, et le ministre marocain de l'équipement et du Transport ont signé un accord aérien de nouvelle génération entre l'Union européenne et le Maroc.
C'est accord remplace l'ensemble des accords bilatéraux qui unissaient jusqu'ici le Maroc et les Etats membres de l'Union européenne sur les questions aériennes.
Il s'agit en effet d'un accord novateur pour plusieurs raisons: il permet tout d'abord l'ouverture des marchés et procède également à un rapprochement des législations entre les deux rives de la Méditerranée.
Les objectifs fixés par cet accord témoignent également de cet aspect novateur: harmonisation des règles de concurrence et des aides d'Etat, renforcement de la sécurité des vols, possibilité d'investissements croisés entre les compagnies européennes et marocaines. Cette dernière disposition est en principe impossible au titre des accords aériens classiques. Enfin, des mesures relatives à la protection de l'environnement figurent également dans ce nouvel accord.
C'est la première fois depuis la signature du Traité de Rome que l'Union européenne, en tant qu'ensemble régional, signe un accord aérien complet avec un pays non européen.
L'Union européenne entend continuer de ce pas puisqu'elle souhaite créer un espace aérien avec l'ensemble de ses voisins d'ici 2010. Des discussions sont engagées avec d'autres pays méditerranéens, s'inscrivant ainsi dans la dynamique du partenariat euro-méditerranéen. Atelier Europe
Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son site.
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