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Après 2 années de relatif immobilisme, c'est avec joie que l'Atelier Europe accueille l'accord obtenu hier entre les Chefs d'État et de gouvernement à Lisbonne.

À l'issu d'un nouveau processus de ratification, l'Union Européenne devrait enfin se doter des instruments imaginés par la Convention Giscard. Ces réformes, acceptées par la majorité des Européens et de leurs États, sont indispensables au bon fonctionnement des institutions dans une Europe élargie.  

L'Atelier Europe salue chaleureusement Nicolas Sarkozy,  dont le volontarisme européen aura été en grande partie le moteur de cette relance!

La question des moyens étant, a priori, réglée, il est temps pour les Européens de se pencher sur l'avenir du projet qui les lie. Dans cette perspective, l'Atelier Europe soutient la proposition du Président français de créer un Comité de Sages, qui doit proposer à nos partenaires européens un cap pour les vingt prochaines années.

Il ne reste plus qu'à espérer que les autres États, dans la foulée de l'exemple allemand, se joindront à cette initiative.

Pour le moment, célébrons cette belle journée du 19 octobre pour l'Europe !

   
 Souhaité par Nicolas Sarkozy, un comité des sages va être mis en place. Nous avons demandé à  Monsieur le Député européen Alain Lamassoure quel sera son rôle?


    On appelle familièrement « comité des sages » un groupe de personnalités d’expérience chargées de conseiller les dirigeants sur un problème particulièrement nouveau ou délicat. Cette formule a été souvent employée dans l’histoire de la construction européenne : le rapport Spaak avant la conférence de Messine, qui a conçu le premier traité de Rome, le rapport Tindemans sur l’Europe politique dans les années 70, le rapport Delors sur l’union monétaire, prélude au traité de Maastricht, et encore le groupe présidé par Jean-Luc Dehaene, qui avait préparé en 2001 le mandat politique de la Convention européenne.

    Accepté par nos partenaires, le « traité simplifié » proposé par Nicolas Sarkozy devrait doter l’Union européenne des règles de fonctionnement démocratiques et des compétences nouvelles dont elle a besoin pour ce début de XXIe siècle.

    Mais que faire de ces pouvoirs nouveaux ? Jusqu’où pouvons-nous continuer d’élargir cette Union qui a déjà tellement de difficultés à fonctionner à 27 ? Quel type de relations proposer aux pays voisins qui n’ont pas vocation à nous rejoindre – ce que Nicolas Sarkozy appelle le « partenariat privilégié » ? Quels sont les sujets urgents que nous devons essayer de traiter au moins à quelques-uns, en recourant à la formule des « coopérations renforcées » ? Comment concilier les souverainetés nationales et la nécessité d’agir ensemble sur la scène internationale ? Ce sont quelques-unes des grandes questions sur lesquelles les dirigeants européens doivent avoir les idées plus claires avant de se lancer dans l’utilisation du nouvel outil mis à leur disposition.

    Comme beaucoup des initiatives de Nicolas Sarkozy, celle-ci a d’abord surpris, et parfois irrité les intéressés. La Commission européenne y a vu un risque d’atteinte à ses prérogatives, certains gouvernements on craint d’être mis devant le fait accompli … Puis, chacun s’est rendu compte de la réalité du besoin. L’idée est maintenant largement acceptée, et devrait se mettre en place d’ici la fin de l’année. Les conclusions pourront alimenter la campagne électorale européenne du printemps 2009 : ce sont les citoyens qui tireront les enseignements des propositions des « sages » !



L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.
Ainsi qu'à voter pour lui et Nicolas Sarkozy!