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 Madame le Député européen Margie Sudre, Présidente de la délégation des Députés européens UMP  répond à la question de la semaine, "Le prochain président sera élu dans une semaine...qu'est-ce qu'un citoyen soucieux du futur de l'Europe doit avoir à l'esprit avant de glisser son bulletin dans l'urne ?":


Les Européens sont divisés sur les principales orientations de la politique européenne. Certains estiment que l'Europe prend une direction trop libérale, et subit la mondialisation sans protéger ses populations; d'autres au contraire estiment qu'elle ne va pas assez loin dans le protectionnisme. La vérité se situe comme toujours entre ces deux extrêmes.

Nous avons des raisons de croire en notre avenir. Cessons de cultiver la morosité et faisons fructifier nos atouts. Il n'y a pas de fatalité : l'Europe est ce que nous en faisons. Notre famille politique doit être à l'avant-garde de cette mentalité et de cette politique.

Une fois le nouveau chef de l'Etat français élu, le 6 mai prochain, la chancelière Angela Merkel, qui exerce pour les six premiers mois de l'année la présidence de l'Union européenne, disposera de très peu de temps pour relancer les négociations sur un nouveau traité, conformément à la décision contenue dans la déclaration de Berlin, adoptée le 25 mars dernier par les Vingt-sept, lors du 50ème anniversaire des traités de Rome.

Les propositions de la présidence allemande devront être rendues publiques lors du Conseil européen qui se tiendra à Bruxelles les 21 et 22 juin, soit quatre jours après le deuxième tour des élections législatives françaises...

Pour ce qui concerne la réforme institutionnelle, la proposition faite par Nicolas Sarkozy d'un "traité simplifié" ratifié par voie parlementaire, est celle qui convient le mieux aux représentants de la "grande coalition allemande".

Je sais bien que l'idée de démocratie participative est en vogue, mais notre régime politique repose sur le principe de la démocratie représentative, héritée de la Révolution française. Je souhaite insister sur l'importance du droit de vote, et du mandat que le peuple confie à ses représentants démocratiquement élus. La ratification d'un nouveau traité me semble pouvoir faire l'objet d'un vote parlementaire, qui n'aura pas moins de valeur démocratique pour autant, et qui nous permettra d'éviter de donner une caisse de résonance européenne aux pires démagogies lors d'une nouvelle campagne référendaire.

Le gouvernement allemand se montre très sceptique vis-à-vis de la tenue d'un second référendum français sur un nouveau traité européen. La position de Ségolène Royal expose notre pays à un second "non", qui aurait pour conséquence désastreuse de nous exclure de l'Union européenne une fois pour toute...!

La France est actuellement très observée. Face à une Europe aujourd'hui en panne, les Français doivent impérativement reprendre l'initiative, sans perdre de temps, sur des bases claires, pour remettre notre pays dans une dynamique communautaire.

L'Europe est un enjeu majeur des élections françaises, et je soutiens que l'approche européenne de Nicolas Sarkozy est l'un des points forts de son projet présidentiel.




Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son  site.


SARKOZY.FR
   Nous continuons notre série pour le 50ème anniversaire du Traité de Rome et c'est Madame le Député européen Margie Sudre, Présidente de la délégation des Députés européens UMP, qui répond à la question de la semaine, "Quelles sont les grandes avancées de 50 ans de construction européenne ?":

Les Traités de Rome ont marqué une rupture décisive avec un passé de guerre et d'oppression. Nous pouvons être fiers d'avoir réalisé l'idéal d'une Europe réconciliée, réunifiée, ayant enraciné sur tout le continent la paix, la démocratie, les droits de l'homme et le progrès social. L'Europe est aujourd'hui un modèle et une force de paix, de stabilité et de progrès humain dans le monde.

Les vieilles nations de notre continent ont inventé et mis en œuvre une nouvelle forme de coopération entre Etats et peuples. Cette Europe est révolutionnaire par sa méthode, qui relativise les intérêts nationaux en donnant la priorité à l'intérêt commun. Grâce au droit d'initiative de la Commission, au vote à la majorité qualifiée du Conseil et au pouvoir de codécision du Parlement européen, l'Union reste capable d'agir en tant que collectivité. Avec le principe de subsidiarité, les tâches à accomplir sont réparties entre l'Union, les Etats membres et leurs autorités régionales et locales.

La croissance économique a été continue en Europe au cours des 50 dernières années, même si certains pays sont plus performants que d'autres, notamment parce qu'ils se réforment plus que d'autres. Le marché intérieur, idée fondatrice de l'intégration européenne, offre aux consommateurs un choix plus grand à des prix plus avantageux. Ce succès est tel qu'il passe inaperçu, puisqu'il est immédiatement intégré dans notre mode de vie. L'ouverture des économies européennes, auparavant cloisonnées, a permis aux grands champions français de l'agroalimentaire, de la technologie, du luxe ou encore de l'automobile, d'atteindre la taille critique qui les autorise à rivaliser avec les plus puissants sur le marché mondial.

A propos de l'euro, même s'il y a eu des dérapages lors de sa mise en circulation, il faut bien reconnaître que l'évolution des prix est contrôlée, alors que les taux d'intérêts sont historiquement bas. Sans la monnaie unique, nous aurions une facture pétrolière 30% plus chère, et serions exposés aux risques de dévaluations chroniques du Franc, à chaque soubresaut de l'économie mondiale.

Au niveau sectoriel, la première des politiques communes, la PAC, a permis de nourrir les Européens et de maintenir une population rurale, grâce au principe de solidarité financière. Dans un grand marché où les marchandises circulent librement, les consommateurs exigent une sécurité absolue. L'Union s'est donc dotée progressivement d'une législation "de la ferme à la table" pour garantir cette sécurité depuis la transformation, le transport, jusqu'à la distribution.

L'Union a également adopté un arsenal juridique destiné à ce que la mer, l'air et l'eau  de l'Europe soient les mieux préservés du monde, allant de la propreté des eaux de baignade, jusqu'à la "directive habitats" qui oblige les Etats à protéger certaines zones fragiles ou riches en faune et en flore. Pour préserver la santé de ses habitants, l'Union vient aussi d'adopter la législation la plus stricte du monde sur les produits chimiques, dans le but d'éliminer progressivement les plus toxiques.

Car l'Europe sait évidemment être protectrice, contrairement aux idées reçues qui circulent actuellement ! Quand elle assure la sécurité maritime en interdisant tous les bateaux à simple coque, ou quand elle dresse la liste noire des compagnies aériennes interdites d'accès aux aéroports européens. L'Union protège aussi ses citoyens avec son nouveau fonds destiné à lutter contre les excès de la mondialisation.

Les efforts d'harmonisation ou d'élaboration de règles communes ont alimenté un épais corpus d'"acquis communautaire", sans rebuter les prétendants à l'adhésion. L'Union offre plus que des débouchés commerciaux. Elle procure aussi de sérieuses aides au développement économique. L'Espagne ou l'Irlande lui en sont redevables. Les fonds européens ont cofinancé nombre d'infrastructures, jusque dans les régions les plus éloignées du marché intérieur. Cette aide est d'ailleurs toujours d'actualité dans les départements français d'Outre-mer.

La liste des réformes faites au nom de l'Europe est longue. Les gouvernements se sont souvent servis de "Bruxelles" pour faire de l'ajustement structurel, faisant porter sur l'Europe la responsabilité de mesures impopulaires mais nécessaires. Aujourd'hui, ce n'est plus l'Union qui conditionne les changements, c'est la mondialisation et la mutation technologique. Or, l'Europe reste le meilleur levier pour appréhender ces questions. On pourrait multiplier les exemples pour lesquels la dimension européenne a permis d'atteindre des objectifs inaccessibles sur un plan purement national.

L'aventure de la construction européenne ne fait que commencer. Elle doit se poursuivre pour garantir la paix et la démocratie face aux sursauts toujours possibles du nationalisme, du racisme ou du repli sur soi. Elle doit se poursuivre pour relever les défis écologiques, économiques, industriels et sociaux, pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, pour renforcer la solidarité internationale, pour maitriser les flux migratoires, pour préserver le dialogue des cultures. Elle doit perdurer pour affirmer ses valeurs.




L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son site.
   
    Je soutiens Nicolas SARKOZY parce que son programme et sa personnalité ont su me toucher.

    Son programme, car c'est l'un des seuls candidats à avoir véritablement pris en compte l'Outre-mer et c'est le seul à avoir une politique cohérente pour ma circonscription. Lors de sa visite à La Réunion, les 15 et 16 février derniers, il a pu développer ses priorités: favoriser le développement durable et les infrastructures, promouvoir l'économie de la connaissance, maintenir la continuité territoriale et insérer l'Outre-mer dans les flux d'échanges régionaux et mondiaux.
 
 

    Pour autant, il ne se voile pas la face et concède que tout ne va pas bien en Outre-mer. C'est pourquoi il propose des réponses concrètes et ciblées sur nos préoccupations, que ce soit la sécurité et l'immigration clandestine, le développement local et l'emploi durable sans oublier la solidarité et l'égalité des chances.

    Surtout, il refuse l'assistanat, préférant une politique volontariste qui encourage les personnes qui souhaitent "se retrousser les manches" à le faire. C'est parce qu'il considère les régions ultrapériphériques comme une "pièce maîtresse du projet pour la France de demain" que je le soutiens sans réserve.

    C'est aussi sa personnalité qui a su me séduire. Il met au service de la France son courage et sa détermination, à un moment où notre pays a besoin d'un homme de décision et qui ne reste pas figé dans l'immobilisme.

    Oui à Nicolas Sarkozy comme Président de la République!


Margie Sudre
Député européen
Présidente de la Délégation des Députés européens UMP
Conseiller régional de La Réunion



11/12/2006
 Madame le Député européen Margie Sudre, Présidente de la délégation des Députés européens UMP  répond à la question de la semaine, "L'affaire du "slogo" du cinquantième anniversaire de l'Union européenne est-elle le signe que la diversité de l'Union doit s'effacer devant la culture (et la langue) anglo-saxonne ?":

La question de la diversité culturelle et linguistique en Europe provoque tensions et passions, et, en tant qu'ancien Secrétaire d'Etat chargé de la Francophonie, vous pouvez deviner que cette question me tient particulièrement à cœur.

                                
"L'affaire du slogo", que vous mentionnez, a pour origine le concours organisé par la Commission européenne pour le slogan et le logo du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Dès le départ, il avait été prévu que le texte serait traduit dans les 23 langues officielles de l'Union européenne. Mais la Commission a présenté officiellement la proposition retenue avant sa traduction, ce qui a provoqué une levée de boucliers de la part de tous les défenseurs de la diversité linguistique, exaspérés par la tendance au monolinguisme de la Commission.


A ce sujet, j'ai récemment adressé une lettre à la Commission pour déplorer le fait qu'à Bruxelles, ville officiellement bilingue (français et néerlandais) et majoritairement francophone, les campagnes d'affichage émanant de la Commission soient presque systématiquement en anglais : bel exemple d'intégration des Institutions européennes et d'ouverture à leur environnement !


La gestion de la diversité linguistique dans les Institutions est certes une question complexe : avec plus de 4000 traducteurs et interprètes à plein temps, l'Union dirige le plus grand service de traduction au monde. Les textes européens sont traduits dans toutes les langues officielles, ce qui impose des délais considérables dans la procédure législative. Le choix des langues de travail, de communication, de rédaction, est toujours l'objet de négociations au sommet... Le nouveau Commissaire roumain, Leonard Orban, chargé du multilinguisme, n'a donc pas hérité d'un portefeuille aussi mince qu'on a voulu le dire !


  

Quant à la diversité culturelle, c'est une problématique de plus en plus abordée par les programmes communautaires, par exemple en soutenant la création artistique (MEDIA pour le cinéma), ou en encourageant les échanges entre étudiants (Erasmus et Erasmus mundus), l'objectif étant de favoriser l'ouverture et le dialogue entre les cultures. 2008 sera d'ailleurs "l'année européenne du dialogue interculturel" : espérons que le "slogo" et les affiches de cet événement seront résolument multilingues !


Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son  site.