C'est avec joie que notre site accueille une nouvelle rubrique qui apportera son éclairage sur différents points pour mieux comprendre l'Europe. Je laisse son auteur la présenter:
Le 25 mars 2007, l’Europe a eu cinquante ans. C’est à la fois beaucoup et peu. La France fait partie des pays qui ont fondé l’Europe. Celle-ci est déjà là, mais sa construction sera encore longue. Dans leur esprit, les Français, même s’ils ont des attentes positives fortes à l’égard de l’Europe, se sentent, se veulent avant tout français, et expriment des réticences, des doutes, dus à une méconnaissance des institutions européennes et des avantages qu’elles peuvent offrir aux citoyens européens. Mais on peut très bien se sentir français et en même temps européen, l’un n’étant pas exclusif de l’autre. Comment parvenir à cette prise de conscience ? C’est pourquoi nous vous proposons, sous forme de fiches, des réflexions qui apportent des réponses simples aux questions que l’on se pose et qui vous aideront à prendre conscience de ce qu’est vraiment l’Europe. Comme le disait Malraux, il faut inscrire le passé dans l’avenir. Nous vous souhaitons d’ores et déjà une bonne lecture. Lorsque l’on demande aux Français ce qui les préoccupe le plus en ce qui concerne l’Europe, l’Europe sociale fait partie des réponses les plus fréquemment citées. Vous trouverez ci-après la première fiche que nous vous proposons sur l’Europe sociale :« Pourquoi l’Europe ne fait-elle rien pour le social ? »La construction d’une Europe sociale est au cœur des préoccupations françaises. L’Europe est le seul espace économique dans le monde où il existe une véritable solidarité entre les Etats. Ainsi les fonds structurels européens (308 milliards d’euros pour 2007-2013) permettent-ils de diminuer les inégalités entre les régions en Europe, de rapprocher nos économies et de lutter contre le dumping social. Ces fonds permettent aussi de financer, partout en Europe, des actions en faveur de l’emploi (formation professionnelle, réinsertion, etc.) ou d’encourager l’égalité hommes/femmes. L’Europe a, en outre, promu un droit en matière de santé, de sécurité, de licenciements, etc. Mais il faut aller plus loin. Pourquoi pas un droit européen à la formation professionnelle ou un salaire minimum européen qui serait fixé en fonction de la richesse de chaque pays, par exemple ?
Source : Ministère délégué aux Affaires européennes, 2006. Cette première fiche était une première approche de l’Europe sociale. La seconde, qui paraîtra prochainement, permettra d’approfondir cette thématique, et portera plus précisément sur la politique européenne en matière d’emploi et d’affaires sociales.A très bientôt…Adrienne Laurendeau
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