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    Les mauvais résultats économiques de la France placent notre pays à la traîne de nos partenaires européens. Nous avons demandé àMonsieur le Député européen Jean-Paul Gauzès, Membre de la Commission des affaires économiques et monétaires quel impact de tels résultats ont sur notre influence dans l'UE:


Avec 2% de croissance en 2006, la France se situe en dessous de la moyenne européenne qui s'établit à 2,8% pour la même année. Cette situation tient principalement au commerce extérieur et au faible investissement des entreprises.

Depuis 2003, les performances de la France en matière d'exportations sont inférieures à la moyenne de l'ensemble des pays de la zone euro. En 2007, le déficit du commerce extérieur français a atteint 39,171 milliards d'euros contre 23 milliards d'euros en 2005. Les importations effectuées en 2007 ont augmenté de 5,4% contre 3,1% pour les exportations.

La situation du commerce extérieur français est pour une large part imputable à la hausse des prix du pétrole et à l'appréciation de l'euro qui freine les exportations hors zone Euro. Elle peut également s'expliquer par des facteurs structurels: la faiblesse du secteur industriel, l'insuffisance des PME innovantes en France et les carences dans les dépenses de R&D des entreprises (1,12% du PIB contre 1,68% en Allemagne).

Le Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Hervé Novelli, a présenté début février dix mesures pour soutenir et relancer les exportations françaises qui s'ajoutent aux mesures structurelles déjà engagées par le gouvernement et à celles proposées dans le cadre du projet de loi "Modernisation de l'économie". L'objectif est de recentrer les efforts français sur les PME, de développer de meilleurs dispositifs d'aides au niveau européen, de relancer le portage des PME par des grands groupes. Le plan Novelli prévoit également une approche par zone "cible": une "zone proche" comprenant les pays de l'Union européenne et ceux du pourtour méditerranéen et la "zone grand large" qui recouvre les marchés asiatiques, le proche et Moyen-Orient et les pays d'Amérique. Il est également prévu de réexaminer les dispositions fiscales bénéficiant aux dirigeants d'entreprise prospectant à l'étranger ou celles relatives au champ d'application du crédit d'impôt export.

La situation économique de la France n'est pas telle qu'elle remette en cause sa position et son influence dans l'Union européenne. Au moment où la France va prendre la présidence de l'Europe, il convient de mettre en lumière les réformes effectuées ou en cours qui sont de nature à favoriser la croissance et à réduire le déficit budgétaire de manière à crédibiliser les engagements de la France au titre du pacte de stabilité et de croissance.



Nous remercions chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à le retrouver sur son site.





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  Notre série sur le 50ème anniversaire du Traité de Rome prend fin, mais en matière européenne, celle-ci n'est pas encore à l'ordre du jour et Monsieur le Député Alain Lamassoure se penche sur le futur de ce beau traité en répondant aux quesstion de la semaine: "Qu’attendre des cinquante prochaines années ? Comment relancer la construction européenne ?"


A l’intérieur : achever l’espace de vie commune. A l’extérieur : devenir un des bâtisseurs du monde du XXIe siècle. C’est en fonction de ces deux tâches historiques que nous devons concevoir l’avenir de l’Union européenne.

L’immense acquis des cinquante premières années, c’est que l’espace de guerres récurrentes est devenu un espace de vie en commun. Nous n’avons pas encore mesuré combien, en deux générations à peine, les problèmes à gérer sont devenus différents : libre circulation des personnes, à commencer par les travailleurs, politique commune de l’immigration, harmonisation des droits de la famille, rapprochement des codes pénaux pour la grande criminalité, redéfinition de la citoyenneté, harmonisation des livres d’histoire, organisation d’un véritable espace politique et d’un débat démocratique continental sont quelques-uns de ces problèmes nouveaux.

A l’extérieur, l’union des 480 millions d’Européens ne sera pas de trop pour faire face à une Amérique qui maintient sa supériorité en aspirant les meilleurs talents et les capitaux du reste du monde, et aux trois milliards d’Asiatiques lancés dans une croissance effrénée. Nous devons être capables d’agir ensemble, non seulement pour défendre nos intérêts, mais aussi pour participer à l’organisation de ce monde au développement anarchique : réforme de l’ONU pour donner toute leur place aux puissances émergentes, création d’une Agence mondiale de l’environnement, premières règles mondiales sur les nouvelles technologies de communication, y compris internet, et sur les biotechnologies…

A 27 membres, le traité actuel ne permet, ni l’aménagement de l’espace interne, ni une action extérieure crédible. La voie constitutionnelle ayant échoué, il faut de toute urgence reprendre les dispositions institutionnelles du projet dans un nouveau traité. Normalement, les 27 pays qui avaient signé le projet constitutionnel devraient approuver cette démarche. Si tel n’était pas le cas, il faudra sérieusement envisager de continuer sans les retardataires. Sans nouvelles règles du jeu, aucune relance politique de l’Europe ne sera possible.



L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.