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L'annonce d'un accord de principe entre l'UMP et le Parti Populaire Européen (PPE) fut très peu relayée dans la presse. Pourtant, si les modalités de cette plateforme restent à définir, l'adoption de ce principe et le soutien du Président de la République constituent une avancée incontestable. Il s'agit d'une rupture pour un système communautaire uniquement fondé sur l'intégration de compétences, le fonctionnalisme, et non l'acquisition d'une légitimité propre, soit l'émergence d'une Europe politique.

 
L'Europe politique, un serpent de mer communautaire.

Dès l'origine, les Pères fondateurs ont tenté d'insuffler une logique politique dans le mécanisme d'intégration communautaire. L'échec de la Communauté Européenne de Défense, suite au vote négatif de l'Assemblée nationale en 1954, va porter un coup d'arrêt à cette ambition. La Communauté européenne va alors puiser sa dynamique dans la fameuse méthode communautaire des petits pas. Le fonctionnalisme, soit l'intégration progressive de compétences des instances nationales vers le niveau communautaire, a connu une réussite telle que l'UE concentre aujourd'hui des pouvoirs de type fédéraux, comme la monnaie ou la politique commerciale extérieure. Cependant, la rançon de ce succès est la question désormais de la légitimité de l'ensemble ainsi constitué. De quel droit la politique de concurrence s'impose à nos entreprises, de quel droit la Cour de Justice reconnaît le principe de la primauté du droit communautaire, et donc s'institue en cour suprême, de quel droit l'UE dicte des normes qui s'imposent à nous?


L'Europe politique, une réponse adaptée à la crise de l'UE  

Chacun s'accorde sur un constat; l'UE subit aujourd'hui une double crise identitaire, celle de sa légitimité et celle de sa capacité à répondre aux enjeux de son environnement, essentiellement la mondialisation. Nicolas Sarkozy l'a récemment martelé à Strasbourg: le non de la France au Traité constitutionnel, c'est l'expression d'une angoisse, celle d'une Europe impuissante. Il s'agit donc d'un non à moins d'Europe, d'un appel pour une action plus forte de l'UE face à la concurrence nouvelle des pouvoirs économiques et financiers.
 
Pourquoi cette double crise identitaire? L'UE, forte de son histoire singulière, est un enchevêtrement de pouvoirs infiniment complexe. Faute de comprendre ses mécanismes, le citoyen ressent l'absence de visibilité des décisions communautaires comme au mieux une vacuité du pouvoir en Europe, au pire comme un complot des élites contre le peuple, telle la chimère de l'UE cheval de Troie de la mondialisation.

La crise européenne est donc une crise de gouvernance. Dès 2004, Tony Blair en avait déterminé la cause, soit l'absence de leadership en Europe. Le sujet est vaste et la réponse forcément complexe dans une Union à 27 membres. Toutefois, qui prétendra que l'Europe pourra faire l'économie d'une intégration politique accrue pour renforcer l'efficacité et la légitimité de son processus décisionnel? La volonté du Président de la République de créer un "parti politique européen" constitue une inflexion claire en ce sens et nous devons la saluer.


L'Europe politique, un difficile changement de nature

Les tentatives de politisation de l'Europe ont été jusqu'alors infructueuses. La CED, mais aussi le projet Spinelli (1984) qui prévoyait un véritable parlementarisme européen ont été de cuisants échecs. La notion de constitution, et donc de perte de souveraineté au niveau national, a été également perçue comme un facteur de rejet lors du référendum de 2005. Les motifs de ces échecs sont sans doute multiples. L'idée de souveraineté renvoie à un imaginaire et à une sensibilité que les peuples ne sont peut-être pas prêts à transgresser faute d'alternative clairement identifiée.

Toutefois, un autre élément est à considérer. La méthode communautaire si fructueuse en terme de transfert de compétences ne permet pas une évolution "naturelle" vers une Europe politique. En quelque sorte, le système, en changeant radicalement de degré (multiplication des compétences), a changé de nature (existence d'un ensemble de type quasi fédéral) mais il demeure autocentré. Seul, il est incapable de créer les conditions de sa propre légitimité. L'impulsion doit donc lui être extérieure et c'est à l'aune de cette considération que l'annonce du 22 novembre est également à apprécier.

Le projet d'un véritable parti politique européen, et non plus un simple agrégat de partis nationaux, est donc un signal positif en direction de l'Europe politique. Toutefois, il ne naitra pas d'une simple annonce. Pour lui donner sens, il faudra franchir au moins deux obstacles. La question du leadership; créer une compétition pour le pouvoir au sein de ce parti politique européen et y favoriser ainsi le processus d'identification à un(e) homme/femme qui plaît tant aux médias. La finalité en terme de pouvoir, soit impliquer davantage le groupe majoritaire au Parlement européen dans la nomination des membres de la Commission européenne (à ce titre le mini Traité constitue une avancée), voire donner audit groupe majoritaire les "clés" du Collège sur le modèle parlementaire. L'évolution, progressive, vers une Europe politique est à ce prix.


Le principe d'une plateforme commune est un petit pas. Bien évidemment, les pessimistes penseront que l'UE ne dépassera jamais sa contradiction interne, être un assemblage d'Etats avec chacun une légitimité propre et impossible à "communautariser". Néanmoins, les europhiles se rappelleront qu'une association économique, en créant des liens étroits, peut favoriser l'émergence d'un ensemble politique, tel le zollverein qui a présagé l'unité allemande. La nouvelle est, quoi qu'il en soit, excellente: le projet de parti politique européen va permettre de dépasser la polémique stérile sur l'Europe fédérale et il ne peut que renforcer le Parlement européen ce dont tous les démocrates se réjouiront.


Jérôme CLOAREC
Responsable du Bureau de Bruxelles


[NdR: En complément, la réponse de Madame Mathieu, Député européen à la question "À quand des partis politiques paneuropéens?"]


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PARIS, 22 nov 2007 (AFP) - L'UMP et le Parti populaire européen (PPE), qui rassemble les partis conservateurs européens, sont d'accord sur le principe d'une "plateforme commune" pour les élections européennes de 2009, ont indiqué jeudi les responsables des deux formations à Paris.

   "Nous souhaitons préparer une plateforme commune pour les élections européennes de 2009", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, lors d'un point-presse.

   "Nous allons préparer ensemble cette plateforme commune sur cinq thèmes majeurs, immmigration, énergie, environnement, Europe de la défense et réforme de la PAC", a ajouté le président du PPE, Wilfried Martens, qui avait également rencontré dans la matinée Nicolas Sarkozy.

   "Ce matin, le président Sarkozy a confirmé sa position pour une Union européenne politique, et un parti européen politique, pas avec des positions minimales mais très claires", a-t-il ajouté.

   "Nous sommes très mobilisés sur les trois grands rendez-vous" que constituent la ratification du traité européen simplifié, la présidence française de l'Union européenne au deuxième semestre 2008, et les élections européennes de 2009, a déclaré Jean-Pierre Raffarin, vice-président du conseil national de l'UMP.

   Ont également participé à cette réunion avec le bureau du PPE Axel Poniatowski, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Michel Barnier, vice-président du PPE, Alain Lamassoure, porte-parole européen de l'UMP, et les présidents de la délégation de l'UE à l'Assemblée et au Sénat, Pierre Lequiller et Hubert Haenel.

   L'UMP tiendra les 14 et 15 décembre une opération baptisée "48 heures pour l'Europe", afin d'"expliquer et développer les idées du traité simplifié", a rappelé M. Raffarin. Le 23 janvier, aura lieu à l'Assemblée nationale le 1er forum européen de l'UMP.

paj/lby/sh
AFP



Le PPE à l'UMP
envoyé par ump






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La Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a adopté hier à une très large majorité le rapport présenté par le Français Alain Lamassoure (PPE-DE) et le Roumain Adrian Severin (PSE) sur la répartition des sièges au Parlement après les prochaines élections européennes de 2009. Cette collaboration entre deux élus de partis opposés nous rappelle aussi que le futur de l’Union dépasse le seul intérêt partisan. C’est d’ailleurs cette « recherche d’une répartition plus juste des sièges des Députés européens parmi les États-membres, basées sur un critère objectif » qui a permis à MM. Lamassoure et Severin d’être proposés au titre de parlementaires européens de l’année.


Avec 17 voix en faveur du modèle proposé (5 contre, 3 abstentions), il est plus que vraisemblable que le texte sera approuvé lors de la plénière du 11 octobre prochain et que les chefs d'État et de gouvernement l'adopteront formellement lors du Conseil européen informel qui se tiendra une semaine plus tard.

Cette réforme était rendue obligatoire avec le passage de 785 élus à 750, tel que prévu par le futur traité modificatif de l'Union européenne, et non 736 comme le prévoit l'actuel Traité de Nice. Basée sur le principe de la "proportionnalité dégressive", la future répartition serait donc la suivante:
- Allemagne: - 3 sièges (dans le nouveau traité, le plafond est fixé à 96 sièges au lieu des 99 prévus par le Traité de Nice)
- France: + 2 sièges (74 contre 72)
- Royaume-Uni: + 1 (73 au lieu de 72)
- Italie: status quo (72)
- Espagne: + 4 (54 au lieu de 50)
- Pologne: + 1 (51 au lieu de 50)
- Roumanie: status quo (33)
- Pays-Bas: + 1 (26 au lieu de 25)
- Grèce, Portugal, Belgique, Hongrie et République tchèque: status quo (tous 22)
- Suède: + 2 (20 au lieu de 18)
- Autriche: + 2 (19 au lieu de 17)
- Bulgarie: + 1 (18 au lieu de 17)
- Danemark, Slovaquie, Finlande: status quo (tous 13)
- Irlande et Lituanie: status quo (tous 12)
- Lettonie: + 1 (9 au lieu de 8)
- Slovénie + 1 (8 au lieu de 7)
- Estonie, Chypre, Luxembourg: status quo (tous 6)
- Malte: + 1 (6 au lieu de 5)

Nous laisserons le mot de la fin à Monsieur Lamassoure, que nous félicitons pour ce succès: "C'est sans doute la seule formule acceptable aujourd'hui par tous les États membres pour les élections 2009."



(Source : Agence Europe)

Grégoire Nuger, membre de l'Atelier Europe, était à la Fête de l'Europe organisée par la Marie de Paris. Petit compte-rendu...


Pour la 2ème année consécutive, j’ai eu l’occasion de me rendre disponible pour participer à la Journée de l’Europe généreusement soutenue par la Mairie de Paris et diverses institutions.

Dès le matin, je suis allé à l’UGC ciné cité les Halles qui consacrait une journée exclusive à l’Europe à travers une programmation de 27 films d’origine européenne – un film par état membre.
Après lecture rapide des synopsis à l’entrée du cinéma, je me suis décidé pour le film lithuanien« Ghetto » dont le nom de l’auteur m’échappe maintenant. Filmé en anglais et sous-titré en lithuanien, il racontait l’histoire de ces juifs lithuaniens emprisonnés dans le ghetto de Vilnius ; Terrible ! J’ai à nouveau constaté à travers ce film les horreurs permises par les hommes lorsque la conquête individuelle de puissance l’emporte sur l’intérêt collectif.
Je pense qu’il est dommage que l’UGC n’ait pas autorisé une programmation sur la semaine entière. Ceci m’aurait permis de diversifier mon regard de jeune Français sur les talents cinématographiques de nos amis européens.

Après cela, je suis parti en direction du parvis de l’hôtel de ville suite aux informations que j’avais glanées sur le portail de Paris.  La Mairie de Paris avait mis en place divers stands assurant la « promotion » de l’Europe. A travers des brochures, « passeports Europe » expliquant l’Europe aux petits, affiches, sacs, conférences, j’ai pu vérifier que la Mairie ne ménage pas ses efforts pour informer sur la grande Europe et les multiples opportunités qu’elle offre.
Un stand de la Maison de l’Europe – sise rue des Francs-Bourgeois dans le 4ème arrdt de Paris – faisait sa promotion en même temps que celle de l’Europe. Je me suis dit alors qu’il serait intéressant de nous y rendre lors d’une conférence qu’elle organise régulièrement avec des personnalités de toutes sortes. Dans l’attente, le site internet permet de mieux la connaître.

J’eus alors l’occasion de parler avec une jeune Française assise à côté de moi. Passionnée par l’Europe, elle effectuait un Master orientée sur l’Europe. Elle m’expliquait qu’elle avait passé une année en Pologne dans le cadre d’un échange Erasmus. Elle en retirait une expérience riche de rencontres humaines et de découvertes sur les mentalités de nos amis polonais. Elle me confiait aussi que l’Europe - bien qu’en voie d’élargissement - restait un terrain plutôt difficile à occuper en termes professionnels. Peu des stages, peu d’offres d’emplois…Je me suis fait la réflexion qu’il est dommage de devoir se battre pour vouloir investir ce champ professionnel alors que tout concourt à impliquer davantage les Européens.

La soirée promettait de belles festivités. Malheureusement, pressée par une réunion, je devais quitter cette journée de l’Europe dans l’après-midi. Je ne doute pas que je recommencerai en 2008 avec d’autres activités.

D’ici là, je ne manque pas de suivre régulièrement l’actualité européenne dont notre nouveau Président fait une priorité.

50 ans, ça se fête...

Demandez le programme!


(Cliquez sur le logo
Wink)


POURQUOI JE VOTE SARKOZY


    Parce que toute l’Europe l’attend.

    Jamais l’élection d’un Président français n’aura été aussi importante pour l’Europe. Car la construction européenne connaît sa crise la plus grave depuis l’origine, et cette crise est née chez nous, le premier pays fondateur, il y a déjà deux ans.

      On a coutume de dire que l’élection présidentielle est le résultat de la rencontre d’une personne et d’un peuple, cette fois la première conséquence sera un rendez-vous de l’élu(e) avec tous les peuples d’Europe : que propose la France ?

    Sur les douze candidats du 1er tour, seul Nicolas Sarkozy a répondu de manière concrète, réaliste et courageuse.


    Concrète : élaborons vite un nouveau traité, en reprenant les dispositions institutionnelles du projet de Constitution indispensables pour faire fonctionner la grande Europe des 27, et qui, par chance, n’ont pas été mises en cause dans la campagne référendaire.

    Réaliste : les suggestions très vagues de Ségolène Royal et de François Bayrou aboutissent à écrire une nouvelle Constitution qui complète (Ségolène) ou remplace (François) la Constitution rejetée par les Français, en soumettant cette nouvelle version à un référendum. Tous nos partenaires rejettent ce type de solution, qui exigerait des années de négociation pour se casser les dents sur un nouvel échec référendaire, soit en France, soit ailleurs.

    Courageuse : Nicolas Sarkozy est le seul des candidats à annoncer à l’avance qu’il soumettrait le traité à la ratification du Parlement. C’est le seul moyen de tenir les délais très courts acceptés par les 27 pays : appliquer le nouveau texte pour les prochaines élections européennes de juin 2009. Ainsi, dès cette date, ce sont les citoyens qui éliront les législateurs de l’Union (le Parlement, enfin doté de la plénitude du pouvoir législatif) et aussi, à travers le Parlement, le principal exécutif européen : le Président de la Commission.

    Le courage, c’est aussi la qualité que tous nos partenaires reconnaissent à Nicolas Sarkozy dans son projet politique pour la France elle-même. Car, hors de l’hexagone, tout le monde voit bien que, si les Français se sont montrés frileux le 29 mai 2005, c’est d’abord parce qu’ils doutaient d’eux-mêmes et de leur propre pays. En 2006 encore, nous avons été 12 ème sur les 13 pays membres de la zone euro pour le taux de croissance, devant le seul Portugal, et 12ème sur 13 pour le taux de chômage, dépassant seulement la Grèce ! Et les socialistes français reproposent les mêmes politiques qui ont échoué depuis vingt-cinq ans, tournant le dos à ce qui a réussi si bien ailleurs.

    Créer du travail au lieu de le partager, responsabiliser les individus au lieu de les assister, encourager les entreprises au lieu de les punir, séduire les capitaux au lieu de les diaboliser, récompenser les talents plutôt que l’ancienneté, semer avant de récolter, produire avant de distribuer, ne pas reporter le blâme sur des boucs émissaires, ni reporter la charge sur les malheureuses générations à venir, rebâtir la communauté nationale sur le civisme et sur la fierté d’être français : c’est une formidable remise en cause de tous les préjugés erronés sur lesquels s’était endormie Marianne qu’ose aujourd’hui Nicolas Sarkozy. Or, sans une France forte, ayant retrouvé, non seulement sa confiance, mais aussi son enthousiasme, sa capacité d’entraînement, l’Europe ne pourra trouver, ni son équilibre interne, ni l’élan dont elle a besoin pour tenir le rythme et jouer tout son rôle dans ce siècle passionnant et fou.




Alain Lamassoure
Député européen
Conseiller municipale d'Anglet
Vice-Président de la Communauté d'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz     



Nicolas SARKOZY est à mes yeux le véritable candidat de l'influence européenne dans cette campagne présidentielle. Il est en effet le seul des candidats à réunir deux conditions essentielles pour présenter un programme crédible sur l'Europe : avoir défini la bonne stratégie et avoir su trouver le bon réseau pour la soutenir.

La stratégie, Nicolas SARKOZY l'a définie le 8 septembre 2006 dans un discours à Bruxelles qui a rencontré un écho très important dans la presse européenne. Il a présenté à cette occasion un programme de sortie de la crise institutionnelle qui a suivi les deux "Non" français et néerlandais aux referenda sur la Constitution européenne. L'idée centrale proposée, et qui a depuis fait son chemin chez nos partenaires, repose sur la distinction de deux phases : un traité simplifié en 2009 reprenant les aspects institutionnels du projet de Traité constitutionnel, et une nouvelle Constitution européenne
 
plus tard qui serait négociée dans le cadre d'une nouvelle Convention. Seule cette stratégie permettrait de relancer l'Europe élargie autour de projets concrets en débloquant la prise de décision au niveau communautaire. Nous ne devons pas perdre de vue le fait que 18 Etats ont ratifié le Traité Constitutionnel (dont l'Espagne et le Luxembourg par référendum), seule cette stratégie est susceptible de leur convenir et de respecter leur choix.

Le bon réseau, c'est celui du PPE, le Parti populaire européen dont j'ai l'immense privilège de présider le Groupe Parlementaire au Parlement européen. Très concrètement, il ne sert à rien de se dire européen tout seul dans son coin sans faire partager des idées d'avenir à une force politique européenne présente sur l'ensemble du continent ! Or, aujourd'hui seules 4 familles politiques comptent en termes d'influence en Europe : le PPE, le PSE (les socialistes), l'ELDR (les libéraux) et les Verts européens. Etre en dehors de ces grands courants c'est être impuissant sur la thématique européenne. Nicolas SARKOZY est donc bien à mes yeux au centre-droit le seul candidat de l'influence européenne puisqu'il est soutenu par le PPE et le Groupe parlementaire PPE-DE, Britanniques compris !

Ségolène ROYAL est certainement une militante européenne et elle est également soutenue par une force politique influente, le PSE. Mais la division de son parti français sur la question institutionnelle la prive d'une stratégie cohérente et rationnelle.

François BAYROU lui se dit militant européen, mais alors pourquoi a-t-il quitté le Groupe PPE-DE et le parti PPE, pourtant fondé par des démocrates-chrétiens Français (dont Robert SCHUMAN) privant ainsi sa formation politique d'un relais européen crédible ?

La deuxième raison pour moi de soutenir Nicolas SARKOZY est qu'il est le candidat le plus ouvert sur les problématiques mondiales et le seul qui a autant associé à sa réflexion sur ce sujet les Français de l'étranger. Il est de façon incontestable celui des candidats qui aura été le plus en contact avec nos compatriotes expatriés depuis plus de deux ans. A chaque déplacement à l'étranger, il organise des rencontres avec la communauté française. Ce fut le cas à Madrid, à Berlin, à Rome, à Londres, à Bruxelles et à New York. Dans le cadre de la campagne ses principaux soutiens effectuent aussi des déplacements importants, notamment Michel BARNIER à Bruxelles, Berlin, Athènes, ou Michelle ALLIOT-MARIE en Chine. Notre candidat souhaite exprimer ainsi la nécessaire prise en compte de la force que représente et doit représenter la communauté des expatriés français car ce qu'ils représentent n'est rien de moins que l'incarnation
car ce qu'ils représentent n'est rien de moins que l'incarnation de deux valeurs essentielles portées par l'UMP dans cette campagne :
- le travail
- le rayonnement de notre pays à l'étranger.
Un tel choix a alimenté ses réflexions sur le sujet de la politique étrangère, ce qui s'est fortement ressenti dans le contenu de sa conférence de presse du 28 février sur ce sujet. Nous sommes bien loin des approximations de Ségolène ROYAL qui s'est durablement discréditée en Chine, au Liban et au Canada et qui depuis ne s'aventure plus sur ce terrain pourtant au cœur du travail pour lequel elle sollicite le suffrage des Françaises et des Français. Nicolas SARKOZY est donc bien le choix du sérieux, de la compétence et du professionnalisme.


Joseph Daul
Député européen
Président du Groupe PPE-DE au Parlement européen
Maire-adjoint de Pfettisheim
Président du Comité de Soutien des Français de Belgique pour Nicolas Sarkozy