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POURQUOI JE VOTE SARKOZY


    Parce que toute l’Europe l’attend.

    Jamais l’élection d’un Président français n’aura été aussi importante pour l’Europe. Car la construction européenne connaît sa crise la plus grave depuis l’origine, et cette crise est née chez nous, le premier pays fondateur, il y a déjà deux ans.

      On a coutume de dire que l’élection présidentielle est le résultat de la rencontre d’une personne et d’un peuple, cette fois la première conséquence sera un rendez-vous de l’élu(e) avec tous les peuples d’Europe : que propose la France ?

    Sur les douze candidats du 1er tour, seul Nicolas Sarkozy a répondu de manière concrète, réaliste et courageuse.


    Concrète : élaborons vite un nouveau traité, en reprenant les dispositions institutionnelles du projet de Constitution indispensables pour faire fonctionner la grande Europe des 27, et qui, par chance, n’ont pas été mises en cause dans la campagne référendaire.

    Réaliste : les suggestions très vagues de Ségolène Royal et de François Bayrou aboutissent à écrire une nouvelle Constitution qui complète (Ségolène) ou remplace (François) la Constitution rejetée par les Français, en soumettant cette nouvelle version à un référendum. Tous nos partenaires rejettent ce type de solution, qui exigerait des années de négociation pour se casser les dents sur un nouvel échec référendaire, soit en France, soit ailleurs.

    Courageuse : Nicolas Sarkozy est le seul des candidats à annoncer à l’avance qu’il soumettrait le traité à la ratification du Parlement. C’est le seul moyen de tenir les délais très courts acceptés par les 27 pays : appliquer le nouveau texte pour les prochaines élections européennes de juin 2009. Ainsi, dès cette date, ce sont les citoyens qui éliront les législateurs de l’Union (le Parlement, enfin doté de la plénitude du pouvoir législatif) et aussi, à travers le Parlement, le principal exécutif européen : le Président de la Commission.

    Le courage, c’est aussi la qualité que tous nos partenaires reconnaissent à Nicolas Sarkozy dans son projet politique pour la France elle-même. Car, hors de l’hexagone, tout le monde voit bien que, si les Français se sont montrés frileux le 29 mai 2005, c’est d’abord parce qu’ils doutaient d’eux-mêmes et de leur propre pays. En 2006 encore, nous avons été 12 ème sur les 13 pays membres de la zone euro pour le taux de croissance, devant le seul Portugal, et 12ème sur 13 pour le taux de chômage, dépassant seulement la Grèce ! Et les socialistes français reproposent les mêmes politiques qui ont échoué depuis vingt-cinq ans, tournant le dos à ce qui a réussi si bien ailleurs.

    Créer du travail au lieu de le partager, responsabiliser les individus au lieu de les assister, encourager les entreprises au lieu de les punir, séduire les capitaux au lieu de les diaboliser, récompenser les talents plutôt que l’ancienneté, semer avant de récolter, produire avant de distribuer, ne pas reporter le blâme sur des boucs émissaires, ni reporter la charge sur les malheureuses générations à venir, rebâtir la communauté nationale sur le civisme et sur la fierté d’être français : c’est une formidable remise en cause de tous les préjugés erronés sur lesquels s’était endormie Marianne qu’ose aujourd’hui Nicolas Sarkozy. Or, sans une France forte, ayant retrouvé, non seulement sa confiance, mais aussi son enthousiasme, sa capacité d’entraînement, l’Europe ne pourra trouver, ni son équilibre interne, ni l’élan dont elle a besoin pour tenir le rythme et jouer tout son rôle dans ce siècle passionnant et fou.




Alain Lamassoure
Député européen
Conseiller municipale d'Anglet
Vice-Président de la Communauté d'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz