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L'année 2008 sera très européenne pour la France, nous avons donc demandé à Monsieur le Député européen Alain Lamassoure quels sont les enjeux de la Présidence française au second semestre de cette année ?

    La presse donne une fausse idée d’une présidence européenne. D’une part, la présidence n’a pas de pouvoirs d’autorité : elle se contente de proposer un ordre du jour et d’assurer le bon déroulement des réunions. D’autre part, vue la lourdeur de la machinerie communautaire – il faut une moyenne de 22 mois entre le dépôt d’un projet par la Commission européenne et son adoption définitive -, une période de présidence de six mois est parfaitement ridicule : le pays concerné récolte ce que ses prédécesseurs ont semé et sème ce que ses successeurs récolteront. C’est d’ailleurs pace qu’à 27 pays ce système est devenu ridicule que le nouveau traité le remplacera par un Président permanent et à temps plein du Conseil de l’Union.

    Cela dit, ce second semestre 2008 revêtira malgré tout une importance particulière : avec Nicolas Sarkozy à l’Elysée, la France, très en retrait sous le mandat précédent, fait un retour fracassant sur la scène européenne. Le Président français a bien l’intention d’anticiper sur l’application du nouveau traité – qui entrera en vigueur au printemps 2009 – pour lancer des initiatives politiques fortes sur au moins cinq sujets : la mise en place d’une politique de défense de l’Union, en lien avec la réforme de l’OTAN ; la définition d’une politique énergétique commune pour répondre aux défis du changement climatique et du baril à 100 dollars ; la définition d’une politique commune de l’immigration maîtrisée ; la réforme du budget européen avec celle de la politique agricole commune ; l’élaboration d’un statut de partenariat privilégié pour les pays voisins, notamment méditerranéens.

    En fait, au-delà du 2ème semestre 2008, c’est bel et bien la feuille de route du futur Président permanent de l’Union que la France a l’intention de proposer.

    Après l’échec du référendum de 2005, de bonnes âmes avaient dit que les problèmes institutionnels n’intéressaient pas les citoyens et que ce qu’ils attendaient de l’Europe, c’était des résultats. Le malheur, c’est que les résultats étaient impossibles tant qu’on n’avait pas les nouvelles institutions. Avec le nouveau traité, l’outil devrait être disponible. Toujours pressé, à juste titre, Nicolas Sarkozy veut montrer tout de suite à nos concitoyens que l’Europe a désormais les moyens juridiques et la volonté politique de progresser. C’est le vrai enjeu de sa présidence de l’Union.





L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.


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 Devant les Parlementaires européens, Nicolas Sarkozy a rappelé la volonté de ramener la France au centre du jeu européen.  Même si certains vieux réflexes ont la vie dure et ont pu exaspérer nos voisins (criques de la BCE, sommet de Porto, petites tensions avec l'Allemagne), il est indéniable qu'en 6 mois, la pratique française de l'UE a changé : un Secrétaire d'État présent chaque semaine à Bruxelles, des symboles forts (drapeau européen sur la photo officielle du Président, défilé des armées européennes le 14 juillet), le Mini-traité... Comment ce nouveau positionnement de la France en Europe est-il perçu par nos partenaires ? 
Monsieur le Député européen Alain Lamassoure nous répond.


    Ce qui s’est passé en France depuis l’échec du référendum du 29 mai 2005 conduit l’ensemble des milieux européens à trois constatations, qui recueillent un large consensus.

    Un, sans la France, l’Europe est en panne. C’est flatteur pour notre amour-propre national, mais cela nous donne aussi la mesure de nos responsabilités européennes. Pendant deux ans, l’Union a fait du surplace. Désavoués par leurs concitoyens, les dirigeants français n’étaient plus crédibles. Avant l’élection de mai 2007, ni la Commission européenne, ni la présidence, même assurée par un homme aussi estimé que Tony Blair (2ème semestre 2005), ni l’Allemagne d’Angela Merkel n’ont été en mesure de sortir de la « période de réflexion », décrétée par le Conseil européen après la panne française.

    Deux, la victoire électorale de Nicolas Sarkozy a sauvé l’Europe. Sa formule du recours à un traité ordinaire ratifié par les Parlements (le vrai « Plan B ») était la seule porte de sortie possible. En prétendant renégocier une nouvelle Constitution pour la soumettre à un nouveau référendum, Ségolène Royal aurait enfoncé un peu plus l’Union dans la crise.

    Enfin, comme partout, Nicolas Sarkozy suscite à la fois curiosité, étonnement, admiration et perplexité. Son dynamisme quasi surnaturel, la sincérité de son engagement européen, et sa délectation à briser les tabous suscitent un immense espoir chez les vrais Européens de tous les pays. Le discours qu’il a prononcé le 13 novembre dans l’hémicycle du Parlement de Strasbourg a été chaleureusement applaudi sur tous les bancs … notamment à gauche ! En même temps, la répétition des attaques contre la Banque centrale n’est pas comprise, la différence entre la « préférence européenne » et le protectionnisme n’est pas encore crédible, la valeur ajoutée politique du projet d’Union méditerranéenne reste à démontrer.

    En fait, comme tous les dirigeants nationaux, Nicolas Sarkozy sera d’abord jugé sur les résultats de sa politique interne : c’est la réussite à domicile qui donne la crédibilité à l’extérieur. La capacité d’entraînement de la présidence française au 2ème semestre 2008 dépendra beaucoup de l’importance de la « rupture » introduite en France et de ses premiers résultats.



L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.


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PARIS, 22 nov 2007 (AFP) - L'UMP et le Parti populaire européen (PPE), qui rassemble les partis conservateurs européens, sont d'accord sur le principe d'une "plateforme commune" pour les élections européennes de 2009, ont indiqué jeudi les responsables des deux formations à Paris.

   "Nous souhaitons préparer une plateforme commune pour les élections européennes de 2009", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, lors d'un point-presse.

   "Nous allons préparer ensemble cette plateforme commune sur cinq thèmes majeurs, immmigration, énergie, environnement, Europe de la défense et réforme de la PAC", a ajouté le président du PPE, Wilfried Martens, qui avait également rencontré dans la matinée Nicolas Sarkozy.

   "Ce matin, le président Sarkozy a confirmé sa position pour une Union européenne politique, et un parti européen politique, pas avec des positions minimales mais très claires", a-t-il ajouté.

   "Nous sommes très mobilisés sur les trois grands rendez-vous" que constituent la ratification du traité européen simplifié, la présidence française de l'Union européenne au deuxième semestre 2008, et les élections européennes de 2009, a déclaré Jean-Pierre Raffarin, vice-président du conseil national de l'UMP.

   Ont également participé à cette réunion avec le bureau du PPE Axel Poniatowski, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Michel Barnier, vice-président du PPE, Alain Lamassoure, porte-parole européen de l'UMP, et les présidents de la délégation de l'UE à l'Assemblée et au Sénat, Pierre Lequiller et Hubert Haenel.

   L'UMP tiendra les 14 et 15 décembre une opération baptisée "48 heures pour l'Europe", afin d'"expliquer et développer les idées du traité simplifié", a rappelé M. Raffarin. Le 23 janvier, aura lieu à l'Assemblée nationale le 1er forum européen de l'UMP.

paj/lby/sh
AFP



Le PPE à l'UMP
envoyé par ump






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