| Le lundi 26 mars, à l’occasion du cinquantième anniversaire de Traité de Rome, s’est tenu à l’Assemblée Nationale une conférence organisée par l’Atelier Europe de l’UMP, sur le thème du défi européen. Michel Barnier, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a présidé cette conférence, qui avait comme invitée d’honneur Salomé Zourabichvili, ancienne Ministre des Affaires étrangères de Géorgie et actuellement présidente de la Voie de la Géorgie.
Dans leur discours introductif, Vincent Yquel et Camille Servan-Schreiber ont, tour à tour, rappelé les enjeux de l’Europe et la nécessité d’un débat constant sur le sujet, qui ne doit pas être cantonné aux échéances électorales.
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Jean François-Poncet, ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui sénateur, qui fut l’un des principaux acteurs des négociations du Traité de Rome, a insisté sur la nécessité d’une volonté politique pour résoudre les problèmes actuels, notamment institutionnels. Cette volonté politique a permis de dépasser les clivages en 1957 et de trouver des compromis qui ont abouti à la signature du Traité de Rome.
Michel Barnier a rappelé la nécessité de créer un intérêt pour maintenir l’envie de vivre ensemble et a qualifié la Constitution de « texte utile mais juridiquement inutilisable ». Or « les autres régions du monde ne nous attendent pas, et le rêve européen est aujourd’hui en risque ». La menace est double, à la fois interne (réflexes nationaux, projet européen inachevé) et externe (réchauffement climatique, terrorisme et montée de l’islamisme radical). Question : Devons nous faire face à ces défis « en étant solitaire ou en étant solidaire » ? Michel Barnier a alors souligné l’urgence de débloquer les institutions, et de faire adopter par le Parlement un mini traité ou un nouvel acte unique portant sur le développement équitable et centré sur des thématiques telles que l’environnement, l’énergie et les services publiques. Sur le plan international, il est indispensable, a-t-il martelé, que l’Union européenne revienne à la table de ceux qui décident de l’ordre du monde.
Salomé Zourabichvili a rappelé que les cinquante ans du Traité de Rome, ce sont aussi les cinquante ans de l’insurrection hongroise de Budapest et de l’entrée des chars soviétiques en Hongrie. Ainsi, il ne fait pas de doutes selon elle que vue du Caucase, l’Union européenne est une extraordinaire réussite, et que le dernier élargissement peut-être considéré comme l’un des succès de la politique extérieure de l’UE. Elle a ensuite plaidé pour un Monsieur ou une Madame Voisinage, qui permettrait de renforcer les relations avec les pays voisins.
Avant que le débat ne s’instaure avec la salle, Baudoin Bollaert nous a fait partager ses expériences de correspond du Figaro dans les capitales européennes, à chaque moment clé de la construction de l’Union européenne. « L’Europe n’est pas en panne, mais il y a toujours un doute sur les finalités politiques de l’Union européenne».
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