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La tendance qui se dégage est une certaine méfiance, mais aussi un sentiment d'impuissance à agir.

Cela peut s'expliquer car la Haute Normandie est une région très dépendante des industries de tranformations, et des mutations qui en résultent.

Il est frappant de voir que l'unique réalisation concrète retenue par les sondés est l'Euro comme monnaie à une très large majorité. C'est une application considérée localement comme un recul, facteur d'augmentation des prix et de baisse du pouvoir d'achat.

Ce que l'Europe facilite en terme de circulation de flux, d'échanges, n'est pas évoqué. En ce qui concerne l'utilisation des fonds européens, les réalisations concrètes et visibles sont citées à part équivalentes. Un point un peu sarcastique sur la rémunération des députés européens.

Il est vrai que la population peut être méfiante à l'égard de spécialistes, surtout lorsqu'elle ne connaît pas vraiment leur rôle.

De même l'impact sur l'économie de ces réformes est totalement ignoré, voire rejeté, en référence à "c'était mieux avant". On peut en déduire qu'il y a des réticences à s'ouvrir au changements, aux mutations. Cela peut s'expliquer par la nécessaire reconversion de plusieurs secteurs économiques dans cette région.

Enfin, l'histoire locale influence lorsqu'il est question de l'événement qui a le plus marqué la construction de l'Europe: la fin de la 2nde Guerre mondiale. Il est vrai que la région a été particulièrement touchée. Quand aux autres réponses, elles reflètent davantage la connaissance des sondés envers période historique précise (antique, moyen-âge, contemporaine).